La sclérose en plaques est provoquée par l'altération de la myéline, la gaine d'isolation des cellules nerveuses. © Alexandr Mitiuc, Adobe Stock
Santé

Un traitement prometteur pour les symptômes de la sclérose en plaques

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S'il n'existe pas encore de traitement curatif de la sclérose en plaques, diverses équipes de recherche visent à en atténuer les symptômes. Un essai clinique en phase III semble conclure que l'ofatumumab est un médicament prometteur. Bien plus efficace que ceux utilisés actuellement.

Il existe plusieurs formes de sclérose en plaques. La plus courante, la forme rémittente, évolue par poussées, dont les symptômes peuvent augmenter ou décliner au cours du temps. Une étude clinique en phase III a mesuré l'intérêt de l'ofatumumab, un anticorps monoclonal, pour réduire l'incidence de ces poussées. Publiée dans NEJM, celle-ci conclut que l'ofatumumab est « associé à des taux de rechute annualisés inférieurs à ceux du tériflunomide », un médicament actuellement utilisé.

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont conduit leur étude randomisée en double aveugle sur 946 personnes atteintes de sclérose en plaques rémittente. Durant 30 mois, une partie de ces personnes ont reçu de l'ofatumumab sous-cutané, tandis qu'une autre partie avalait du tériflunomide. Bien que la moitié des participants soient sortis de l'essai au bout d'un an et demi.

La sclérose en plaques est caractérisée par un endommagement de la myéline (les cellules bleues sur ce schéma), ce qui altère la communication des cellules nerveuses, et conduit à de multiples symptômes. © L.Darin, Adobe Stock

Un médicament auto-administrable

Pour ceux ayant continué, au cours de la deuxième année de traitement, environ neuf personnes sur dix sous ofatumumab n'ont montré aucun signe d'activité de la maladie. En comparaison avec le tériflunomide, l'anticorps testé a prévenu contre nettement plus de rechutes et d'aggravations. L'ofatumumab serait donc bien plus efficace. Ce potentiel médicament cible spécifiquement les lymphocytes B, des cellules immunitaires impliquées dans la sclérose en plaques.

S'il est autorisé, il pourra être injecté sous la peau par les personnes concernées avec un stylo auto-injectable, à raison d'une fois par mois. Une option « intéressante en tant que traitement de première intention », estime Stephen Hauser, coauteur de l'étude. Qui continuera, avec ses collègues, dans cette voie afin de trouver un remède arrêtant définitivement la progression de la sclérose en plaques.

« L'amélioration du traitement de la sclérose en plaques, en particulier avec des médicaments qui ciblent spécifiquement les lymphocytes B, est l'une des grandes réussites de la médecine », considère le chercheur.

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