Chronomètre mis à part, le cardiofréquencemètre est l'instrument de mesure le plus employé par les sportifs. La fréquence cardiaque est en effet un paramètre facilement interprétable et d'une grande importance, notamment parce qu'elle est liée au passage du métabolismemétabolisme aérobie au métabolisme anaérobie.

Coupe dans le myocarde. © Patrick J. Lynch, medical illustrator, <em>wikimedia commons, </em>CC 2.5 
Coupe dans le myocarde. © Patrick J. Lynch, medical illustrator, wikimedia commons, CC 2.5 

Plusieurs programmes d'entraînement sont désormais fondés non plus sur la vitesse ou la distance (parcourir 15 km à 4 min/km par exemple), mais sur le maintien pendant un temps donné de la fréquence cardiaque autour d'une valeur fixée, mettons 145 battements. L'adoption de ce critère permet de doser exactement l'effort de l'athlète, indépendamment de sa forme, des facteurs atmosphériques, de l'altitude, etc.

Cardiofréquencemètre sans fil (à gauche) et schéma de la ceinture d’un cardiofréquencemètre (à droite). On distingue le microcontrôleur, la pile et l’antenne pour la transmission du signal (la bobine en bas à droite). © Belin
Cardiofréquencemètre sans fil (à gauche) et schéma de la ceinture d’un cardiofréquencemètre (à droite). On distingue le microcontrôleur, la pile et l’antenne pour la transmission du signal (la bobine en bas à droite). © Belin

Le cardiofréquencemètre, l'outil du coureur

Un cardiofréquencemètre coûte quelques dizaines d'euros ; les plus courants se présentent comme une bande à placer autour du thoraxthorax, accompagnée d'une unité  centraleunité  centrale située dans une montre. L'écran de la montre affiche en temps réel la valeur de la fréquence cardiaque et l'enregistre. À la fin de l'entraînement, l'athlète peut transférer les données sur son ordinateurordinateur et les visualiser. La mesure n'est pas effectuée par un transducteur proprement dit, mais par une simple électrode, puisqu'il s'agit de relever directement l'activité électrique du myocarde. La tension mesurée est très faible, de l'ordre du microvolt, et doit être amplifiée. Le signal est élaboré par un microcontrôleur et envoyé à l'unité centrale.