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    La procréation médicalement assistée pose cependant plusieurs problèmes d'ordre éthique :

    La grossesse est-elle un droit comme un autre ? © Sofia Andreevna -Shutterstock


    La grossesse est-elle un droit comme un autre ? © Sofia Andreevna - Shutterstock

    • le problème du donneur de spermesperme pour une insémination artificielleinsémination artificielle : en France, il doit rester anonyme. Seulement, on peut comprendre qu'un enfant veuille le connaître, ne serait-ce pour connaître ses antécédents familiaux,
    • le don d'ovocytesovocytes : possible en France, il doit rester gratuit et anonyme. Cependant, les candidates au don d'ovocytes sont rares, en raison de la lourdeur des traitements. Pourrait-on dans l'avenir lever l'anonymat (par exemple pour qu'une amie ou une soeur puisse donner ses ovocytes à un couple particulier) ? Des dérives sont-elles possibles (monnayer les dons...)) ? Le problème de l'anonymat soulève les mêmes questions que pour l'insémination artificielle avec le sperme d'un donneur, car l'enfant peut vouloir connaître la donneuse d'ovocyte,
    • les stimulationsstimulations ovariennes : elles conduisent à des grossessesgrossesses multiples. Ceci augmente le risque de prématurité, et donc le risque de handicap des enfants,
    • les embryonsembryons congelés : lors d'une FIVETE, les embryons surnuméraires sont congelés pour une durée de 5 ans dans les Cecos (centres d'études et de conservation des oeufs et du sperme). Les parents peuvent décider de les détruire, de les donner à la science ou à d'autres couples. C'est un choix difficile à faire et parfois les embryons sont « abandonnés » par les parents qui ne répondent pas au Cecos,
    • la gestation pour autruigestation pour autrui : le débat est soulevé en France. Il pourrait être abordé en 2009 lors de la révision des lois de bioéthiquebioéthique. Les problèmes de la relation entre l'enfant et la femme qui l'a porté et de la rémunération de cette femme sont des questions difficiles à trancher,
    • le diagnosticdiagnostic pré-implantatoire : cette technique consiste à choisir les embryons à réimplanter dans l'utérusutérus en fonction de certaines caractéristiques (sexe, gènesgènes...). En France, cela n'est possible que dans le cas de maladies graves qui pourraient être transmises à l'embryon. Il faut veiller à ce qu'il n'y ait pas de dérives eugénistes,
    • le « droit à l'enfant » : le recul de l'âge de la première grossesse diminue les chances des couples d'avoir un enfant. Il existe un débat sur l'âge limite de la mère pour tenter une FIVETE. En France, après 40 ans, les FIVETE ne sont pas préconisées en raison du fort taux d'échec. La question du « droit à l'enfant » se pose. La société doit-elle fournir un enfant à tout couple qui n'arrive pas à procréer ?