La bourrache : « le père de la sueur ». © Phovoir

Santé

Bourrache

DéfinitionClassé sous :médecine , botanique , phytothérapie

Fréquente sur les terres incultes et le bord des chemins, la bourrache est une plante herbacée annuelle à tige cylindrique. Cette dernière peut atteindre 50 cm de haut. Au sommet trônent des cimes lâches de fleurs bleues. Riche en potassium, elle est particulièrement reconnue en phytothérapie pour ses vertus diurétiques et dépuratives. Originaire d'Afrique du Nord, la bourrache a conquis toute l'Europe en passant par l'Espagne.

La plante est recouverte de poils courts et piquants, qui la rendent rugueuse au toucher. Ce qui impose le port de gants au moment de la récolte. Celle-ci s'effectue en coupant la partie supérieure de la tige. Les extraits sont ensuite séchés. Les jeunes feuilles peuvent être consommées en salade ou ajoutées à des soupes. Les parties aériennes quant à elles, sont parfois utilisées par l'industrie cosmétique.

 La bourrache, une herbe à suer

La bourrache est cultivée comme plante médicinale. Elle est riche en potassium, ce qui lui confère des vertus diurétiques et dépuratives. D'ailleurs son nom arabe abu rach signifie « le père de la sueur ». Les sommités fleuries de la plante - dont le goût rappelle celui des cornichons - et les feuilles peuvent être utilisées séparément. La bourrache possède aussi des propriétés anti-inflammatoires. Elle soulage notamment les inflammations des voies urinaires. En infusion, elle est également efficace contre certaines affections des voies respiratoires, la toux... En applications locales enfin, elle s'avère utile contre les éruptions et les inflammations cutanées. À la moindre question, interrogez votre pharmacien.

Source : Plantes médicinales, éd. Gründ

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Note. La phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècles. Son efficacité et son innocuité restent toujours discutées. Et pour cause, comme l’explique l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport de 1998, « un nombre relativement petit d'espèces de plantes ont été étudiées pour d’éventuelles applications médicales ». Cet article s’inscrit naturellement dans cette démarche. Ajoutons que compte tenu des risques éventuels d’effets indésirables, d’interactions médicamenteuses voire de toxicité de certaines plantes, informez toujours votre médecin, si vous recourrez régulièrement à la phytothérapie.