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    La Thaïlande connaît actuellement une vaguevague d'infections sans précédent, avec près de 20.000 cas enregistrés par jour. Et malheureusement, à peine 8,3 % de sa population est vaccinée par un schéma complet. Alors pour accélérer sa campagne de vaccinationvaccination, les autorités envisagent d'injecter le vaccin par voie intradermique plutôt que dans le muscle, comme c'est le cas partout ailleurs. « L'expérience montre que les injections intradermiques nécessitent un quart de la dose de celle utilisée pour les injections intramusculaires avec le même niveau d'efficacité », justifie le responsable du service médical du ministère de la Santé, Supakit Sirilak. Autrement dit, cette stratégie permettrait de vacciner quatre fois plus de monde avec la même quantité de doses.

    La Thaïlande n'en n'est pas à son coup d'essai concernant les expérimentations sur les vaccinsvaccins. Le mois dernier, elle a été la première à accepter un mélange du vaccin chinois Sinovac (à base de virusvirus inactivé) et d'AstraZenecaAstraZeneca (vaccin à vecteur viral). Elle utilise aussi le PfizerPfizer-BioNTech comme boosterbooster pour son personnel médical.

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    Le ministère ne mentionne pas les études sur lesquelles il se base pour l'immunogénicitéimmunogénicité des vaccins intradermiques. Nous avons néanmoins retrouvé une méta-analyse de 2020 comparant les deux modes d'administration et portant sur le vaccin contre la grippegrippe H1N1, l'hépatite Bhépatite B et la ragerage. Celle-ci suggère en effet une efficacité similaire de la voie intradermique avec seulement 20 à 60 % de dose d'antigèneantigène utilisée en intradermique. « Compte tenu des pénuries d'approvisionnement en vaccins à l'échelle mondiale, l'immunisation intradermique pourrait constituer une alternative aux voies standard et pourrait augmenter l'approvisionnement vaccinal sans perte d'immunogénicité », suggéraient les auteurs.

    Au printemps, le Royaume-Uni avait été vertement critiqué pour augmenter le délai entre les deux doses et mélanger plusieurs types de vaccins sans attendre le résultat d'études scientifiques. Une stratégie qui s'était finalement révélée payante. L'histoire donnera-t-elle raison à la Thaïlande ?

     

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