Inexorablement, la situation du monarque en Amérique du Nord se détériore. Chaque année, le célèbre papillon migrateur noir et orange parcourt des milliers de kilomètres qui le mènent du Canada et des Etats-Unis jusqu'au Mexique, où il passe l'hiver avant de repartir au printemps vers les contrées septentrionales pour y pondre ses oeufs.
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Cet hiverhiver, les populations qui ont rejoint le Sud ont été les plus faibles enregistrées depuis que le Mexique et le World Wildlife Fund (WWFWWF) ont commencé leurs décomptes dans les années 1970 (-75% par rapport à 2003).

Bien sûr, les monarques ont par le passé prouvé leur capacité à surmonter des chutes de populations aussi drastiques, liées notamment à de violents oragesorages. Mais les biologistes craignent aujourd'hui que la détérioration de l'habitat naturel du lépidoptèrelépidoptère ne conduise à un point de non-retour.

Des photos satellites analysées par des chercheurs américains montrent que les ressources boisées des quelques 56000 hectares de la Monarch Butterfly Biosphere Reserve continuent d'être illégalement détruites. Parallèlement à la déforestationdéforestation mexicaine, les monarques doivent faire face à la disparition aux Etats-Unis et au Canada des plantes qui nourrissent le papillon et ses larveslarves, en raison des herbicidesherbicides de plus en plus puissants utilisés pour traiter les cultures résistantes de sojasoja et de maïsmaïs génétiquement modifiés.

Pour de nombreux écologistes, seul un plan d'action concerté entre les trois pays concernés pourra désormais assurer la survie du monarque à long terme.