Mieux vaut, quand c'est possible, aller à son travail en vélo qu’en voiture ou en empruntant les transports en commun. © Air Images, shutterstock

Santé

Le vélo en ville serait le moyen de transport le plus bénéfique à la santé

ActualitéClassé sous :Sport , Corps humain , médecine

Une étude du Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal) sur plus de 3.500 personnes vivant dans sept villes d'Europe montre que le vélo serait le meilleur moyen de transport pour la santé. Mais hormis aux Pays-Bas et au Danemark, la bicyclette reste peu utilisée en ville.

Cette étude a utilisé des données émanant de l'étude longitudinale Physical Activity through Sustainable Transport Approaches (Pasta), menée sur une période de deux années dans sept villes européennes. Les scientifiques ont sondé 8.802 participants à Anvers, Barcelone, Londres, Örebro (en Suède), Rome, Vienne et Zurich, et 3.567 personnes ont répondu au questionnaire final. Le centre ISGlobal qui a mené cette étude dépend de la fondation bancaire la Caixa.

Ils ont demandé aux participants quels moyens de transports ils utilisaient (voiture, moto, transports en commun, vélo, vélo électrique ou la marche) et leur fréquence. Ils devaient aussi évaluer la perception de leur santé globale. Les chercheurs ont aussi interrogé les participants sur leurs relations sociales, différents aspects de leur santé mentale, et leur niveau de vitalité, notamment leurs niveaux d'énergie et de fatigue.

Les résultats parus dans la revue Environment International ont montré que le cyclisme était le moyen de transport associé à un plus grand nombre de bienfaits pour la santé, notamment la perception d'une meilleure santé générale, une plus grande vitalité, moins de stress et un sentiment moindre de solitude. La marche arrive en deuxième position, associée à une bonne santé générale, à une bonne vitalité et à plus de contacts avec les amis et/ou la famille.

« Des études précédentes avaient soit analysé les moyens de transport de manière isolée ou en comparant les différents transports entre eux », a commenté l'auteure Ione Ávila-Palencia. « La nôtre est la première à associer l'utilisation de moyens de transports urbains multiples avec les effets sur la santé comme la santé mentale et les interactions sociales. »

Certaines villes ont des infrastructures plus adaptées que d’autres à l’utilisation du vélo. © offfstock, Fotolia

Encore une marge de progression pour le vélo en ville

« Cette approche nous a permis d'analyser les effets de manière plus réaliste puisque les citadins d'aujourd'hui ont tendance à utiliser plusieurs moyens de transport », a ajouté la chercheuse. « Elle nous a aussi permis de souligner les effets positifs de la marche... ».

En revanche, les résultats concernant la conduite et les transports en commun n'étaient pas concluants. « L'utilisation de la voiture et des transports en commun étaient associés à la perception d'une moins bonne santé générale, lorsque les moyens de transports étaient analysés de façon séparée, mais cet effet disparaissait dans les analyses concernant les multiples moyens de transport », a commenté Ione Ávila-Palencia.

Les voitures étaient aussi associées à un sentiment moindre de solitude dans toutes les analyses. Ione Ávila-Palencia a précisé que « ce résultat était sûrement dû au fait que la population étudiée ne conduisait pas fréquemment et que la voiture était probablement utilisée à des fins sociales, comme pour rendre visite à de la famille et à un ami ».

Les résultats étaient similaires dans les sept villes étudiées, bien que la responsable de l'étude ait ajouté que les pourcentages de personnes qui se déplaçaient à vélo « étaient bas dans toutes les villes d'Europe, à l'exception de pays comme les Pays-Bas et le Danemark, ce qui signifie qu'il reste de la marge pour augmenter l'usage du vélo ».

  • L'étude a interrogé plus de 3.500 personnes vivant dans sept villes européennes.
  • Le cyclisme était le mode de transport associé au plus de bienfaits pour la santé (plus de vitalité, moins de stress...).
  • Le vélo reste cependant peu utilisé dans la plupart des villes.
Pour en savoir plus

Le vélo, mieux que la marche pour mincir

Article de Futura avec l'AFP-Relaxnews paru le 23 juillet 2016

Une nouvelle étude menée sur 150.000 participants confirme que faire du vélo reste l'un des exercices les plus efficaces pour maintenir ou perdre du poids. C'est un moyen de transport dit "actif" pratiqué par 23 % des hommes et 24 % des femmes.

Des chercheurs britanniques de la London School of Hygiene and Tropical Medicine ont évalué la relation entre le moyen de transport et le risque d'obésité, chez 72.999 hommes et 83.667 femmes, âgés de 40 à 60 ans. Cette comparaison des différents modes de déplacement confirme que faire du vélo reste l'un des exercices les plus efficaces pour garder la ligne et même perdre du poids. Une base de données mise en place dans l'objectif d'améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies chroniques a permis d'établir ce constat.

D'après l'étude qui vient de paraître dans The Lancet, le moyen de transport le plus courant reste la voiture ou les transports en commun : 64 % des hommes, 61 % des femmes interrogées les utilisent. Les transports dits actifs (marche, vélo) concernent 23 % des hommes et 24 % des femmes.

Les participants qui se déplacent en vélo sont ceux qui ont l’IMC le plus faible, révèle l’étude. © Xavier Arnau, istock.com

Un IMC plus faible pour ceux qui se déplacent à vélo

Globalement, tous ceux qui n'utilisent pas la voiture ou les transports en commun pour aller travailler ont un taux de graisse corporelle réduit. Parmi les plus sportifs, ceux qui se rendent au bureau en vélo, par exemple, présentent un IMC (indice de masse corporelle) plus faible que leurs collègues qui marchent.

En effet, les participants qui se déplacent en vélo sont ceux qui ont l'IMC le plus faible. Concrètement, pour un homme d'âge et de poids moyens dans l'étude (53 ans, 1,76 m, 86 kg), cette conclusion équivaut à une différence de poids substantielle de 5 kg avec un homme qui utilise la voiture ou les transports en commun.

Selon les résultats, les cyclistes masculins présentent un IMC diminué de 1,71 kg/m2 et les cyclistes féminins un IMC diminué de 1,65 kg/m2 comparé à ceux qui n'utilisent que les transports passifs. La mesure du taux de graisse corporelle révèle les mêmes conclusions : il est également plus faible pour les cyclistes, soit réduit de 2,75 % pour les hommes et de 3,26 % pour les femmes. Dans une moindre mesure, les autres modes actifs de déplacement comme la marche permettent aussi de réduire de manière significative l'IMC et le taux de masse grasse. En conclusion, les chercheurs rappellent l'importance d'exploiter chaque occasion de pratiquer un peu d'exercice quotidiennement, de surcroît dans un mode de vie sédentaire.

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