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Un traitement prometteur pourrait guérir l'asthme

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Pour la première fois, des chercheurs de l'université de Cardiff, au Royaume-Uni, ont identifié une cause fondamentale de l'asthme. Ils ont également mis au point un nouveau traitement potentiel basé sur un médicament existant.

La ventoline est un bronchodilatateur apparenté à une substance naturelle, l'adrénaline, mais, contrairement à cette substance, la ventoline a peu d'effet sur le cœur. Elle est utilisée en spray dans le traitement de la crise d'asthme et dans la prévention de l'asthme d'effort. De nouveaux médicaments sont à l'étude pour lutter contre cette maladie. © Polentafria, Flickr, CC by 2.0

« Si ces recherches s'avèrent fructueuses, nous pourrons voir l'introduction d'un nouveau traitement de l'asthme d'ici quelques années seulement. Il nous faut de toute urgence lever plus de fonds afin de faire avancer les essais cliniques », indique le docteur Samantha Walker, directrice de la recherche chez Asthma UK, une association qui a participé au financement de l'étude publiée dans la revue Science.

Maladie chronique inflammatoire, l'asthme touche les voies aériennes et se manifeste par une gêne respiratoire, un sifflement dans les poumons dû au rétrécissement réversible des voies, ou encore des spasmes au niveau des bronchioles.

En étudiant des modèles de l'asthme chez les souris et sur du tissu humain (extrait d'individus asthmatiques et non-asthmatiques), les chercheurs ont découvert que les symptômes de la maladie pouvaient être éliminés à l'aide de certaines molécules, les calcilytiques.

Les situations qui déclenchent l'asthme sont très diverses : exercice physique, pollen, produits chimiques, moisissures, poussière, pollution, animaux, etc. L’énervement et la fatigue peuvent aussi entrer en compte. © 7mike5000, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Les calcilytiques contre l'asthme atypique

Selon cette étude, un récepteur de calcium (ou CaSR, de l'anglais calcium-sensing receptor) serait au cœur du mécanisme de l'asthme. Présents dans le tissu des voies respiratoires, les CaSR sont activés notamment par les allergènes, la fumée de tabac et les émissions des voitures, selon les chercheurs. L'activation des CaSR provoque à son tour les symptômes de l'asthme, comme l'inflammation et le rétrécissement du tissu des voies aériennes, indique la chercheuse, principale auteure de l'étude, la professeure Daniela Riccardi, de la faculté des sciences biologiques de l'université de Cardiff.

« En utilisant les calcilytiques, administrés directement dans les poumons par nébulisation, nous démontrons qu'il est possible de désactiver les CaSR et de prévenir tous ces symptômes », observe-t-elle. 5 % des asthmatiques ne répondent pas aux traitements disponibles actuellement, selon le docteur Walker.

En outre, les découvertes relatives aux CaSR dans le tissu des voies respiratoires pourraient mener à de nouveaux traitements pour d'autres maladies inflammatoires des poumons, comme la pneumopathie chronique obstructive et la bronchite chronique, selon Paul Kemp, professeur à l'université de Cardiff et coauteur de l'étude.

La recherche sur l'asthme souffre d'un manque chronique de financement, observe quant à lui le docteur Walker. L'équipe de recherche dirigée par le docteur Riccardi travaille actuellement pour assurer le financement de la recherche sur les formes les plus sévères de la maladie, et notamment les cas qui ne répondent pas aux traitements habituels aux stéroïdes.

Développés il y a environ 15 ans, initialement en tant que traitement potentiel de l'ostéoporose, les calcilytiques se sont avérés comme sûres et bien tolérées, bien qu'inefficaces pour traiter l'ostéoporose, selon les chercheurs.

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