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Obésité : la chirurgie bariatrique en plein essor

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La chirurgie de l'obésité est de plus en plus pratiquée en France. Les femmes en bénéficient bien plus que les hommes puisqu'elles représentent 80 % des 30.000 patients. Les traitements sont en moyenne initiés à 39 ans, dans certains conditions précises.

La chirurgie bariatrique devient une pratique de plus en plus courante. Pas étonnant quand on sait qu'en parallèle l'obésité gagne du terrain en France. © Army Medicine, Flickr, cc by 2.0

Dans le cadre du Plan national contre l’obésité 2010-2013, l'Assurance maladie dresse un premier bilan approfondi de la chirurgie bariatrique en France. Son étude met en évidence une progression importante du nombre d'actes entre 2006 et 2011.

Cette chirurgie s'adresse aux adultes dont l'indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 40. Et qui demeurent « en échec après 6 mois de traitement médical bien conduit », précise l'Assurance maladie. Elle peut également être proposée à partir d'un IMC de 35 en cas d'affection associée : diabète, hypertension artérielle, syndrome d'apnées du sommeil, troubles articulaires...

En 2011 en France, 80 % des patients sont donc des patientes âgées en moyenne de 39 ans. Par ailleurs, « près de 7 femmes opérées sur 10 et 8 hommes sur 10 souffrent d'une obésité morbide ». Autrement dit, leur IMC est supérieur à 40. Quant aux comorbidités ou traitements associés, ils sont « fréquents : 1 opéré sur 4 est traité pour hypertension artérielle, 1 sur 10 pour diabète, pour asthme, pour broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), pour hypercholestérolémie ou est appareillé pour syndrome d'apnées de sommeil ».

L'obésité et ses pathologies associées comptent parmi les principales causes de mortalité dans le monde. Les régimes manquant parfois d'efficacité, la chirurgie bariatrique devient une solution efficace. © Colros, Flickr, cc by sa 2.0

Le recul de l'anneau gastrique en chirurgie de l'obésité

Au-delà des caractéristiques des patients, l'étude met en lumière « l'évolution forte des techniques chirurgicales utilisées ». Un exemple : « la pose d'un anneau gastrique ajustable, technique réversible et de référence en 2006, a reculé et ne correspond plus en 2011 qu'à 25 % des interventions ». Les autres techniques de réduction de l'estomac ou de dérivation de l'intestin sont désormais pratiquées dans trois cas sur quatre.

Ce travail a aussi montré que « les types de techniques chirurgicales pratiquées variaient selon les régions et les établissements, ce qui pose la question du choix de la technique chirurgicale proposée au patient ». Une bonne raison pour l'Assurance maladie d'émettre plusieurs propositions destinées à mieux encadrer le développement de cette chirurgie. Elle propose notamment :

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