On savait le football américain néfaste pour le cerveau. Les résultats aux tests cognitifs sont légèrement inférieurs à la moyenne. En revanche, l’imagerie médicale révèle des dégâts colossaux sous la boîte crânienne...
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« Je n'ai jamais vu autant d'anomaliesanomalies au niveau de l'activité cérébrale  ! » Voilà ce qu'a constaté le neurologue britannique Adam Hampshire (Londres) à la lecture d'images du cerveau de joueurs de football américain retraités ! Les détails de son travail sont publiés dans la revue Scientific Reports.

De nombreuses études ont déjà mis en évidence un risque supérieur de lésions cérébrales parmi ces joueurs professionnels. Mais cette fois-ci, Adam Hampshire et son équipe de l'Imperial College de Londres suggèrent que ces sportifs présenteraient également des déficits qui ne seraient pas forcément perceptibles aux tests cliniques.

Le football américain est un sport de contact, où l'objectif de l'attaque est d'amener le porteur de balle jusque dans l'en-but adverse, tandis que la défense doit l'amener au sol. Et tous les moyens (ou presque) sont bons... © <em>West Point - The U.S. Military Academy</em>, Fotopédia, cc by nc nd 2.0

Le football américain est un sport de contact, où l'objectif de l'attaque est d'amener le porteur de balle jusque dans l'en-but adverse, tandis que la défense doit l'amener au sol. Et tous les moyens (ou presque) sont bons... © West Point - The U.S. Military Academy, Fotopédia, cc by nc nd 2.0

Des cerveaux remplis d’anomalies

Les auteurs se sont intéressés à 13 footballeurs retraités. Ces ex-sportifs devaient simplement disposer le plus rapidement possible des ballonsballons de couleurcouleur dans une série de tubes. Le même exercice a été demandé à 60 volontaires sains qui ont constitué le groupe contrôle.

Au final, ces derniers ont effectivement réalisé de meilleures performances, mais la différence a été jugée « modeste » par les médecins. En revanche, la lecture des IRM fonctionnellesIRM fonctionnelles du cerveau des anciens footballeurs a révélé « de manière frappante, des anomalies au niveau des lobes frontaux ». Présents dans chacun des hémisphères, ces derniers constituent en quelque sorte les disques dursdisques durs du cerveaucerveau. Ils gèrent ainsi la parole et le langage, le raisonnement, la mémoire, la capacité de prise de décision ou encore de jugement, les mouvementsmouvements, etc.

Pour expliquer leurs résultats, les auteurs mettent en avant les chocs répétés reçus au niveau de la tête par ces footballeurs. Un constat sans surprise. Ils appellent toutefois leurs confrères médecins à mettre au point des tests cliniques plus approfondis pour détecter certains déficits. Ils demandent enfin à ce que les joueurs actuellement en activité bénéficient de scannersscanners cérébraux avant chaque début de saisonsaison...