Pour briller en sport, il faut avoir l’esprit vif. La preuve avec cette étude qui compare les capacités intellectuelles de sportifs et d’universitaires. Il semblerait que le cerveau des athlètes soit plus rapide pour traiter certaines informations cognitives…
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Le professeur Jocelyn Faubert exerce à l'école d’optométrie de l'université de Montréal. Il a récemment conduit une étude originale auprès de 275 athlètes (102 professionnels et 173 amateurs) et de 33 étudiants de niveau universitaire. Elle est publiée dans Scientific Reports. Les sportifs en question pratiquaient le football dans la première division anglaise, le hockey sur glace dans l'élite nord-américaine et le rugby dans les meilleurs clubs français.

À 15 reprises, tous les participants ont été soumis à un test appelé 3D-MOT. Ce dernier met en scène des séries d'objets se déplaçant à différentes vitessesvitesses, dans les trois dimensions. Selon les chercheurs, l'objectif est d'évaluer les « capacités visuelles, perceptives et cognitives pour visualiser des éléments complexes ». Ils précisent toutefois que les représentations utilisées sont neutres, ce qui signifie que la connaissance ou l'expérience d'un sport en particulier n'a aucune influence sur le résultat. Les mouvementsmouvements et les interactions sont tout à fait aléatoires.

Pour réussir dans le sport, il faut être doté de facultés intellectuelles permettant une analyse rapide de la situation afin d’opter pour la meilleure attitude. Le meilleur est souvent celui qui sait le mieux se servir de son cerveau. Réussir dans les études demande en revanche d'autres aptitudes intellectuelles. © Heidi Cartwright, Flickr, cc by nc nd 2.0

Pour réussir dans le sport, il faut être doté de facultés intellectuelles permettant une analyse rapide de la situation afin d’opter pour la meilleure attitude. Le meilleur est souvent celui qui sait le mieux se servir de son cerveau. Réussir dans les études demande en revanche d'autres aptitudes intellectuelles. © Heidi Cartwright, Flickr, cc by nc nd 2.0

Des sportifs qui réussissent mieux les tests d’intelligence

Au final, « nous avons constaté que les athlètes professionnels étaient en mesure de traiter les scènes visuelles beaucoup mieux que les athlètes amateurs, qui à leur tour ont mieux réussi que les étudiants [non sportifs, NDLRNDLR], explique Jocelyn Faubert. Il semblerait que les athlètes soient en mesure de concentrer avec beaucoup d'acuité leur attention, afin d'améliorer leurs capacités d'apprentissage, ce qui constitue la clé de leurs aptitudes ».

En parallèle, les auteurs ont constaté « une épaisseur accrue du cortexcortex dans le cerveau des athlètes entraînés ». À leurs yeuxyeux, ce travail pourrait ouvrir de nouvelles voies de recherche dans le traitement des patients souffrant de troubles de l'attention.