L’analyse de microgouttelettes de sang ou d’urine, pourrait révéler par fluorescence la présence d’ADN tumoral, et donc de diagnostiquer simplement un cancer. Cette technique, encore au stade expérimental, devrait être testée au cours d’une étude clinique.
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« Dans un avenir proche, il sera peut-être possible de détecter un cancercancer par une simple analyse de sang ou d'urine » rapportent aujourd'hui des biologistes du CNRS, de l'Inserm et des Universités Paris Descartes et de Strasbourg. Ces chercheurs ont en effet mis au point une technique capable de déceler par fluorescence d'infimes traces d'ADN tumoraltumoral dans les fluides biologiques de patients atteints d'un cancer.

La méthode consiste à réaliser des analyses moléculaires ultrasensibles dans des gouttelettes microscopiques. « Lorsque les cellules tumorales meurent, elles déversent leur contenu dans le milieu extracellulaire. Ce contenu, en particulier l'ADNADN des cellules, se retrouve ensuite dans les liquidesliquides biologiques du patient : le sang, la lymphelymphe, l'urine... explique-t-on à l'Inserm. Comme le développement de la plupart des cancers fait intervenir des facteurs génétiques, une simple analyse de sang ou d'urine pourrait en théorie révéler la présence d'ADN tumoral et donc d'un cancer. Et ce dès la mort des premières cellules cancéreuses, donc à un stade très précoce. »

Un aide au diagnostic et au traitement

Testée avec succès sur des gènesgènes impliqués dans différents cancers dont celui du côlon ou la leucémieleucémie, cette technique a « le potentiel pour devenir une aide majeure pour les oncologuesoncologues dans l'établissement du diagnosticdiagnostic comme dans l'élaboration du traitement ». Une étude cliniqueétude clinique est d'ores et déjà envisagée pour évaluer cette méthode.

« Si elle réussit, les médecins disposeront d'une "arme anticancer" efficace, non seulement pour détecter la présence de tumeurstumeurs mais également pour proposer des traitements, conclut-on à l'InsermL'agressivité du cancer, sa sensibilité aux traitements existants et son risque de récidiverécidive après un traitement local : toutes ces informations sont en partie écrites dans l'ADN tumoral. En les lisant avec la technique des microgoutelettes, l'oncologue pourrait bénéficier d'un outil d'aide au diagnostic efficace, pour prévoir l'évolution de la maladie comme pour élaborer une stratégie thérapeutique. »