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Poisson lune

DéfinitionClassé sous :zoologie , poisson , écaille
Photo d'un poisson lune pêché en 1910. © Library of Congress United States, domaine public

Poisson lune (Linnaeus 1758) - Mola mola 

  • Ordre Tetraodontiformes
  • Sous-ordreTetraodontoidei
  • FamilleMolidae
  • Genre Mola
  • Taille : longueur 1,80 m - hauteur 2,50 à 3,00 m
  • Poids : jusqu'à plus de 1.000 kg
  • Longévité : supérieure à 10 ans (non connue en liberté)

Statut de conservation UICN : NE non évalué

Description du poisson lune

Le poisson lune présente l'aspect d'un poisson à l'aileron caudal atrophié. Tout au long de son évolution, cette nageoire a disparu pour être remplacée par une pseudo-queue appelée clavus. Cet appendice relie les nageoires dorsale et anale. L'apparence générale de la môle est plutôt ovoïde en vue de face, et plate en vue de profil. Une sorte de protubérance ou melon orne la partie supérieure de sa tête. Les nageoires pectorales sont très petites en comparaison de l'aileron dorsal et de la nageoire anale dont le développement peut doubler la taille générale du poisson qui paraît aussi haut que long. Sa peau varie de l'argenté au blanc, en passant par une gamme de peaux tachetées. La partie dorsale est généralement plus sombre que la partie ventrale.

Poisson lune. © Per-Ola Norman, domaine public

Habitat du poisson lune 

On trouve la môle dans toutes les mers tropicales et tempérées du globe jusqu'à une profondeur de 600 mètres. C'est un poisson pélagique qui recherche les eaux dont la température est supérieure à 10°.

Comportement du poisson lune

Compte tenu de sa taille, hormis le lion des mers, les requins et l'orque, le poisson lune a peu de prédateurs. L'absence de nageoire caudale, l'oblige à utiliser l'aileron dorsal et la nageoire anale pour se propulser, ce qui lui confère un mouvement de godille. Son épiderme est généralement infesté d'un grand nombre de parasites dont le poisson tente de se débarrasser par l'intermédiaire de différents stratagèmes : poissons nettoyeurs des récifs ou de haute mer, oiseaux marins en surface ou bonds hors de l'eau comme certains cétacés. La môle a souvent été observée à la surface, penchée sur le flanc, en train de « bronzer ». Certains scientifiques ont émis l'hypothèse que le poisson effectuerait ainsi une sorte de rechargement thermique qui lui permettrait de supporter les eaux de profondeur plus froides lors de ses plongées.

Môle en train de bronzer. © Pline, domaine public

Reproduction du poisson lune

Le cycle de reproduction de la môle est mal connu, mais il semblerait que les poissons se regroupent dans des frayères qui seraient situées dans les divers océans des deux hémisphères. Les femelles peuvent pondre jusqu'à 300 millions d'œufs qui sont fécondés par le sperme du mâle lors de leur éjection. Les larves sont minuscules et ne mesurent que 2,5 millimètres à la naissance. En grandissant elles deviennent ce que l'on appelle du fretin. Ce sont des petites môles cerclées d'épines qui disparaissent lors de la croissance et qui les font ressembler à des poissons hérissons. Les jeunes vivent en bancs mais perdent cet instinct grégaire en grandissant. Leur vitesse de croissance est inconnue mais elle est extrêmement rapide. Des spécimens observés dans l'aquarium de la baie de Monterey en Californie sont passés de 26 à 399 kilos et atteints une taille de 1,80 mètre en l'espace de quinze mois.

Poisson lune. © Yohann Cordelle, CC Paternité 3.0 Unported

Régime alimentaire du poisson lune

Le régime alimentaire de la môle est principalement constitué de méduses que le poisson consomme en grandes quantités compte tenu de leur faible valeur nutritionnelle. Sa croissance est continue et directement liée aux aliments qu'elle absorbe. Plus elle mange, plus elle grandit.

Menaces sur le poisson lune

Les menaces qui pèsent sur la môle sont diverses. Le poisson est le plus souvent victime des filets traînants, mais il est également leurré par les déchets flottants du genre sacs plastiques qu'il confond, comme les tortues, avec des méduses. Sa pêche n'est absolument pas règlementée et la chair de môle est recherchée en Asie (Japon et Taïwan principalement). Certaines parties sont utilisées en médecine chinoise traditionnelle. Il n'existe aucun recensement de l'espèce au niveau mondial et la môle n'a pas de statut de protection. 

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