Actuellement plusieurs études en double aveugle avec placebo ont établi l'efficacité et l'innocuité du gingembre dans le traitement des nausées de grossesse et des nausée postopératoires. © zhengzaishanchu, Fotolia

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Gingembre

DéfinitionClassé sous :botanique , épice , aphrodisiaque

Le gingembre se présente sous la forme d'une grande herbe monocotylédone (zingibéracée) ressemblant au roseau, et dont le rhizome charnu, séché et broyé, est utilisé pour sa saveur aromatique. Découvrez son histoire, son mode de culture et ses bienfaits pour la santé notamment pour la vigueur sexuelle.

Un peu d'histoire

Le rhizome de gingembre est connu depuis plus de 6.000 ans en Inde et en Chine pour son usage culinaire mais aussi pour le traitement des maux d'estomac. Dans la médecine traditionnelle chinoise, le gingembre appelé Shen Fiang était destiné à protéger le corps contre les maladies liées à une augmentation du Yin (associées au froid et à l'humidité) en raison de la douce chaleur épicée qu'il procure. Le gingembre est l'une des premières épices orientales à rallier le bassin méditerranéen, probablement grâce aux Phéniciens par la mer Rouge. Les Portugais l'ont ensuite importé sur le continent africain et les Espagnols jusqu'aux Antilles.

Cela donnera lieu, au XVIe siècle, à un commerce florissant entre l'Europe et la Jamaïque. À l'époque, l'esclavage est un commerce à part entière et les Portugais auraient intensifié la culture du gingembre en Afrique orientale afin d'en nourrir tous les esclaves mâles pour augmenter la population d'esclaves et donc augmenter les bénéfices. En France, le Moyen Âge fait la part belle au gingembre qui est recherché pour ses vertus aphrodisiaques et qui est, à l'époque, moins onéreux que le poivre. Puis, étrangement, au début du XXe siècle, le gingembre tombe dans l'oubli pour revenir à la mode ces dernières années. C'est un ingrédient incontournable du fameux pain d'épices.

Frais ou séché, le gingembre, surtout importé des pays asiatiques, se retrouve toute l'année sur nos étals. © ChenPG, Fotolia

La culture et la récolte du gingembre

L'Inde et la Chine sont toujours les premiers producteurs de gingembre au monde mais aujourd'hui l'Australie, Hawaï et la Jamaïque sont également devenus de grands producteurs. Seuls des climats chauds et humides conviennent à la culture du gingembre. Il faut environ dix mois pour récolter un rhizome destiné à être réduit en poudre et seulement six mois pour du gingembre frais.

Bien le choisir : en cuisine comme en phytothérapie, il est important de bien choisir ses produits. Le gingembre peut se trouver sous de multiples formes, frais, séché ou en conserve. Il peut être moulu, confit, cristallisé ou tranché finement et conservé dans du vinaigre. On trouve le gingembre dans tous les rayons fruits et légumes exotiques. Lorsqu'il est frais, le rhizome doit être ferme et sans moisissure. Sa chair doit être pâle, juteuse et très odorante.

Le gingembre et ses qualités nutritionnelles

Très réputé pour ses vertus aphrodisiaques mais surtout riche en minéraux et vitamines (A et C), cette racine, fraîche, fournit 60 kilocalories pour 100 grammes (contre 322 kilocalories pour 100 grammes séchés). Souvent consommé en faibles quantités, il agrémente les plats en y apportant une saveur épicée, mais favorise également la digestion. Il aurait également des vertus aphrodisiaques.

Le gingembre et ses vertus médicinales

Depuis plusieurs millénaires, le gingembre est employé pour lutter contre les nausées et les diarrhées. Il facilite la production de bile et permet ainsi une meilleure digestion. Quant à ses vertus aphrodisiaques, elles proviennent de l'effet vasodilatateur du gingembre.

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Note. La phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècles. Son efficacité et son innocuité restent toujours discutées. Et pour cause, comme l’explique l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport de 1998, « un nombre relativement petit d'espèces de plantes ont été étudiées pour d’éventuelles applications médicales ». Cet article s’inscrit naturellement dans cette démarche. Ajoutons que compte tenu des risques éventuels d’effets indésirables, d’interactions médicamenteuses voire de toxicité de certaines plantes, informez toujours votre médecin, si vous recourez régulièrement à la phytothérapie.

Bibliographie :

  • Guide des plantes qui soignent, édition Vidal, 2010.
  • L'Encyclopédie des plantes médicinales, édition Larousse, 2001 et 2017.
  • Les plantes médicinales, Institut européen des substances végétales, mars 2015. 
  • Ma bible des huiles essentielles, Danièle Festy, éditions Leduc.s, 2017.
  • Les huiles essentielles chémotypées, Dominique Baudoux et M.L. Breda, édition JMO.