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Sarigue de Virginie

DéfinitionClassé sous :animaux , sarigue , opossum d'Amérique
 
La sarigue de Virginie est présente sur l'ensemble de l'Amérique du nord, y compris au Canada. © Drcyrus, Wikipédia, cc by sa 2.1

Sarigue de Virginie (Kerr 1792) – Didelphis virginiana

  • Ordre : Didelphimorphia
  • Famille : Didelphidae
  • Sous-famille : Didelphinae
  • Genre : Didelphis
  • Taille : 0,65 à 0,85 m (longueur de la queue 0,22 à 0,40 m)
  • Poids : 1 à 5 kg
  • Longévité : deux à trois ans dans la nature (jusqu'à six ans en captivité)

Statut de conservation UICN : LC, Préoccupation mineure

Description de la sarigue de Virginie

Le pelage de la sarigue de Virginie est généralement grisâtre, mais peut varier selon la distribution géographique en tirant sur le brun ou le rougeâtre, voire le noir. Le poil recouvrant la tête est moins épais et plus clair, presque blanc. C'est un animal robuste de la taille d'un gros chat, aux pattes courtes, dont les pouces sont opposables. Ce qui, avec sa longue queue préhensile et glabre, lui permet de grimper aux arbres. La tête allongée se termine par un museau fin équipé de vibrisses, et des mâchoires munies de dents fines et acérées. Les oreilles sont petites et rondes, noires et frangées de rose sur l'ourlet supérieur. La femelle possède une poche marsupiale dans laquelle les petits se développent après leur naissance. Il en existe quatre sous-espèces :

  • Didelphis virginiana californica ;
  • Didelphis virginiana pigra ;
  • Didelphis virginiana virginiana ;
  • Didelphis virginiana yucatanensis.
La sarigue de Virginie (Didelphis virginiana) est aussi appelée opossum d’Amérique. © Hardyplants, Wikipédia, DP

Habitat de la sarigue de Virginie

L'aire de répartition de la sarigue de Virginie s'étend sur tout l'est du continent nord-américain, de la frontière canadienne au Costa Rica. Elle a une préférence pour les forêts humides peu denses situées en bordure de marécages ou de rivières jusqu'à 3.000 mètres d'altitude dans les régions tropicales, mais on la trouve également dans des zones plus arides. L'espèce a été introduite en Californie au début du XXe siècle, et semble s'étendre vers le nord. L'animal s'adapte très bien à la vie citadine, et il n'est pas rare de l'observer en pleine ville.

Comportement de la sarigue de Virginie

La sarigue de Virginie est active toute l'année et n'hiverne pas. Elle ne s'aventure que rarement à l'extérieur de son nid par très grand froid, et risque des engelures sur la queue qui n'est pas protégée. Elle est essentiellement nocturne. Son gîte peut tout aussi bien être un creux d'arbre, un terrier abandonné ou un gros tas de feuilles. Bien que ce soit un animal terrestre, elle grimpe habilement aux arbres, et n'hésite pas à se jeter à l'eau lorsqu'elle se sent menacée. La sarigue de Virginie est confrontée à de nombreux prédateurs, tes que le coyote, diverses espèces de renards, les loups, le lynx roux et quelques rapaces, mais également les chats et les chiens. Lorsqu'elle se sent en danger, la sarigue de Virginie possède la capacité surprenante de simuler la mort. Elle se couche alors sur le côté et simule un état catatonique, tout en exsudant une odeur nauséabonde. Elle possède la particularité d'être immunisée contre le venin de certains serpents de la famille des vipéridés, tels que le crotale ou le mocassin d'eau. La sarigue utilise principaux des signaux olfactifs et auditifs pour se repérer et communiquer avec ses semblables, adultes ou jeunes. Sa gamme de vocalisations s'étend du grognement au claquement, en passant par le cliquetis et le sifflement.

Une sarigue de Virginie dans l'Ohio. © Wilson44691, Wikipédia, DP

Reproduction de la sarigue de Virginie

La femelle sarigue de Virginie met bas une fois par an dans le nord-est des États-Unis, mais peut avoir deux ou trois portées sur la même période dans les régions du sud et en zone tropicale. La période de gestation dure entre 12 et 13 jours suivant l'accouplement, et la femelle peut mettre bas entre 5 et 21 petits, la plupart du temps entre 6 et 9. La mortalité des jeunes est très élevée, mais l'espèce est très prolifique. À la naissance, ils doivent se hisser jusqu'à la poche marsupiale, ou ils s'agripperont aux tétines. Ils y resteront pour une période de plus ou moins deux mois. Ensuite, ils quittent la poche de leur mère et la suivent dans ses déplacements en s'accrochant à son dos ou à sa queue. Les jeunes sont sevrés et deviennent indépendants entre 90 et 105 jours. Ils acquièrent leur maturité sexuelle entre 6 et 8 mois, parfois 12.

Régime alimentaire de la sarigue de Virginie

La sarigue de Virginie est opportuniste. Elle mange aussi bien des fruits et des graines que des insectes, des amphibiens, des œufs, des oisillons ou des charognes. Elle n'hésite pas à se nourrir d'animaux écrasés gisant sur les routes, au mépris de sa propre vie, et pratique parfois le cannibalisme en captivité envers un congénère blessé.

Menaces sur la sarigue de Virginie

Compte tenu de sa grande adaptation aux divers milieux qu'elle fréquente et à son opportunisme quant à la nourriture qu'elle ingère, l'espèce n'est pas en danger malgré la chasse dont elle fait l'objet et les accidents causés par les collisions avec des véhicules.

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