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Dossier : partez à la découverte des jungles d'Amérique

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Découvrez le dossier Expédition dans les jungles d'AmériquePartez à la découverte des forêts tropicales et de leur biodiversité. Des conseils pour réussir son voyage initiatique au pays de la nature luxuriante, pour savoir comment photographier dans cet environnement, et des fiches de présentation de certains animaux emblématiques. 

Partez pour une expédition dans les jungles d'Amérique ! © Muscapix, Flickr CC by nc-nd 2.0

Aujourd'hui, plus de la moitié des espèces vivantes connues sur Terre sont recensées sur seulement six petits pour cent des territoires émergés, six pour cent de forêts tropicales. Un chiffre qui est en constante diminution. La biodiversité des jungles d'Amérique est à préserver, et pour mieux la connaître, nous vous proposons un voyage exotique au cœur de cet écosystème unique.

 

Quel que soit notre âge et notre vécu, la jungle enflamme notre imaginaire. Selon les personnalités, elle évoque des mondes bien différents. 

 

Chaque matin, en préparant nos sacs, la réflexion est la même : ils sont trop lourds ! De l'eau en abondance, des sucreries, une paire de jumelles, nos guides d'identification sur la faune et la flore locales, une lampe torche, l'appareil photo, batteries et piles de secours, le trépied, une cape de pluie, un mouchoir pour éponger la transpiration, de l'antimoustique, une petite trousse à pharmacie : à vrai dire, difficile de s'alléger. Là est le kit nécessaire à nos balades d'observation et de photographie.

 

Créés par les gardes forestiers dans les aires protégées de la forêt tropicale, les chemins, plus ou moins aménagés et entretenus selon les sites, sont à comparer avec une piste de ski : on prend tout le plaisir espéré en restant dessus et on s'expose au danger en les quittant.

 

Restez silencieux, regardez partout, soyez attentifs au moindre craquement, bourdonnement, sifflement et tachez d'être pluridisciplinaire dans votre quête : la forêt n'a pas que de grands mammifères à offrir à ses visiteurs ! Lézards, batraciens, petits oiseaux, insectes... pas besoin de marcher des kilomètres pour espérer croiser leur route. Il ne faut pas avoir peur de rester deux heures sur 300 mètres de sentier !

 

Si vous souhaitez observer la faune de la forêt tropicale, idéalement levez-vous avec le soleil pour être sur le terrain aux premières lueurs du jour : c'est à ce moment que la majorité des oiseaux ont leur pic d'activité.

 

Croire que cette faune sauvage a besoin d'un coup de pouce dans sa quête alimentaire est une erreur. Les zones protégées des jungles d'Amérique ont beau le rappeler sans cesse, cette pratique reste courante.

 

Enfin, il est recommandé d'apprendre à reconnaître la poignée d'espèces réellement dangereuses sur le terrain. Morsure de serpents, piqûre de fourmis, grenouilles... 

 

Marcher, porter, transpirer... Les rituels épuisants sont vite oubliés face à la richesse étonnante de la biodiversité de la forêt tropicale. Un rendez-vous grandeur nature, qui réserve bien des surprises...

 

Pour celui qui s'adonne aux joies de la chasse photographique, la forêt tropicale humide est un paradis tout trouvé ! Selon vos centres d'intérêt, l'équipement qui vous accompagne doit couvrir un éventail de situations de tous types pour des sujets de toutes tailles : du microlépidoptère aux arbres de 40 mètres !

 

Pour réaliser de belles photos, et surtout pouvoir tout photographier, du plus petit au plus grand, quelques accessoires doivent être ajoutés à la liste du matériel essentiel. Quelques conseils d'ordre général vous attendent également.

 

La forêt tropicale est variée, et un de ses nombreux visages est celui de la vie nocturne, qui se doit d'être connu, pour tout observateur de ces lieux. Bruits, ombres, faune diverse... que réserve la forêt tropicale de nuit ?

 

Les atèles, aussi appelés singes-araignées, sont des singes endémiques au Nouveau Monde et sont les plus grands primates d'Amérique. Inféodés aux forêts tropicales, et tout particulièrement à la canopée (étage sommital), ils se sont adaptés à la vie arboricole et ne descendent jamais au sol : pour les observer, il faudra donc lever la tête, regarder à trente ou quarante mètres du sol et lutter face aux contre-jours.

 

Le singe hurleur à manteau (Alouatta palliata) est l'un des symboles de la forêt néotropicale. Dès six heures du matin, le soleil à peine au-dessus de la canopée, son puissant et terrifiant rugissement se fait entendre sur plusieurs kilomètres à la ronde. De quoi surprendre lorsqu'on s'attendait aux chants gracieux de quelques espèces ailées. Plus tard, lors d'une grosse averse, il recommence à hurler tel un lion et, jusqu'à la tombée de la nuit, ces cris ponctuent l'ambiance sonore de la jungle.

 

Dans la représentation populaire des forêts tropicales, les araignées ne sont jamais bien loin ! Et si leur agressivité et leur dangerosité est un cliché à bannir, il faut reconnaître qu'elles sont nombreuses, du sous-bois jusqu'à la canopée. Parmi elles, les néphiles : une famille d'araignées aranéomorphes répandue tout autour du Globe : ce sont les plus grandes tisseuses de toile au monde !

 

Si la classification les distingue en deux ordres différents et si leur mode de vie se différencie sur plusieurs aspects, les iguanes sont, derrière les crocodiliens, les plus grands « lézards » des forêts pluviales d'Amérique. Avec 2 m de long pour 10 kg, l'iguane vert est tout droit sorti du règne des dinosaures ! Une longue queue puissante, des pattes robustes, des griffes acérées, une crête dentée sur le dos : de quoi donner des frissons aux passionnés d'herpétologie...

 

Cachée dans la voûte forestière, suspendue à l'envers en haut d'une branche, une silhouette se distingue péniblement. Il faut un regard avisé pour la repérer car elle est immobile, ou quasiment : il s'agit du paresseux à gorge brune.

 

Un carnivore arboricole qui mange des fruits. Ainsi pourrait se définir en quelques mots le kinkajou, curieux mammifère nocturne d'environ 50 cm pour 2,5 kg et très peu connu du grand public.

 

Voyons maintenant la rainette aux yeux rouges. Les arbres de la forêt tropicale peuvent dépasser 50 mètres de hauteur et à l'image d'une maison de plusieurs étages, la forêt s'organise sur plusieurs niveaux. Chaque strate offre des ressources alimentaires et des microhabitats variés. De jour comme de nuit, les espèces se sont donc adaptées à chacune de ces niches écologiques pour se déplacer, se nourrir et se reproduire. Ces multiples spécialisations, spatiales, temporelles, comportementales et alimentaires expliquent en partie la grande diversité animale de ces écosystèmes. Ainsi, des dizaines, et probablement des centaines, d'espèces de grenouilles ont colonisé les arbres.

 

Le superordre des Xénarthres, abusivement appelé « édentés », regroupe des mammifères bien différents en apparence et tous plus curieux les uns que les autres : les tatous, les paresseux et les fourmiliers (comme le tamandua).

 

Exode tropical est une association de loi 1901, d'éducation à l'environnement, dédiée à la découverte, la valorisation et la préservation des écosystèmes tropicaux. Depuis sa création en novembre 2004, les activités d'Exode tropical sont largement portées par Sylvain Lefebvre et sa compagne Marie-Anne Bertin.

 

Soucieux de faire partager les trésors de la forêt tropicale d'Amérique, et de réveiller les consciences sur la protection nécessaire de ce réservoir de la biodiversité, l'association Exode tropical présente son film documentaire.

 

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