Suivez d'une autre manière le Tour de France avec la complicité du Muséum national d'histoire naturelle car, à côté de la route, il y a des animaux et des plantes que les coureurs et les supporters n'auront pas beaucoup de temps pour regarder. Aujourd'hui, pour la première étape, voici le blaireau, un nom qui ne manquera pas d'éveiller l'attention des amoureux du cyclisme.

Cette année, le Tour de France part de Leeds, en Angleterre, plus précisément dans le Yorkshire, le plus grand des comtés, qui a donné son nom à un petit chienchien. Mais c'est le blaireau qu'honore le Muséum d'histoire naturelle pour son Tour de France de la biodiversité. Les terresterres du Yorkshire lui conviennent en effet très bien, comme celles d'un vaste territoire qui trouve ses confins orientaux en Asie.

Immédiatement reconnaissable à ses bandes noires et blanches sur la tête, ce mammifère reste imparfaitement connu, parce que nocturnenocturne, plutôt solitaire (mais nettement moins qu'on l'a longtemps cru) et farouche (surtout assez malin pour éviter les humains, sauf quand ils sont en voiturevoiture). Ce cousin trapu de la belettebelette est un fouisseur infatigable qui s'accommode d'une nourriture variée. En fait, il mange à peu près tout ce qu'il trouve, les champignonschampignons comme les vers de terre, les insectesinsectes comme les racines, les glands comme les grenouilles.

Il est courageux, réputé pour dangereux quand il est blessé et sans doute têtu. Est-ce pour cela que le surnom de Blaireau est venu au Breton Bernard Hinault, grand champion cycliste, cinq fois vainqueur de la Grande boucle entre 1978 et 1986 et actuel ambassadeur du Tour de France 2014 ?