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Les éléphants d’Afrique sont bien divisés en deux espèces !

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On connaissait au moins deux espèces d'éléphants, venant d'Asie ou d'Afrique. Confirmant d'anciennes études, des données génétiques prouvent qu'il existerait bien deux espèces africaines à part entière.

D'après des analyses génétiques, il existe deux espèces distinctes d'éléphants d'Afrique. © Marcus Obal, Wikimedia, CC by-sa 3.0
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Il faut compter aujourd'hui non plus deux espèces d'éléphants, mais bien trois. Les éléphants d’Afrique (genre Loxodonta), opposés aux éléphants d'Asie (Elephas) par leur taille au garrot et la taille de leurs oreilles, sont en effet eux-mêmes scindés en deux espèces : Loxodonta africana et Loxodonta cyclotis ou plus simplement, éléphants des forêts et éléphants de savane.

Les deux animaux possèdent des distinctions morphologiques remarquables au niveau de leur taille globale, de la forme de leurs oreilles et de leurs défenses, mais les études précédentes n'avaient pas convaincu la communauté scientifique dans son intégralité, argumentant que les méthodes utilisées pouvaient être contestées.

Les premières analyses génétiques portaient sur des comparaisons des génomes mitochondriaux et nucléaires des deux espèces du genre Loxodonta. Aujourd'hui, une nouvelle étude parue dans Plos Biology rapporte de nouveaux éléments de comparaison : les génomes nucléaires d'espèces proches récemment disparues, comme le mammouth laineux (Mammuthus) et le mastodonte (Mammut) dont l'ADN fossile a pu être analysé.

Une divergence qui date de près de deux millions d'années !

Les analyses de 375 régions de l'ADN des cinq espèces, soit une comparaison de 39.763 paires de bases ont permis de confirmer une séparation nette des deux éléphants africains, qui ne date pas d'hier : elle aurait eu lieu il y a plus de 1,9 million d'années ! Une divergence génétique (74 %) plus importante que celle retrouvée entre l'éléphant d’Asie et le mammouth (65 %)...

De plus, la diversité génétique des éléphants des forêts serait bien plus élevée que celle des éléphants de savane et des mammouths. Cela donne des indications sur le comportement reproductif des mammouths, qui serait alors plus proche de celui des éléphants de savane, à savoir une domination des plus gros pachydermes.

Outre la satisfaction d'en connaître davantage sur ces animaux, ces résultats permettent d'espérer une meilleure gestion de la sauvegarde de ces espèces menacées d'extinction.

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