Dring ! Le délai est écoulé ! Après 24 heures d'intense réflexion, le verdict tombe. Il ne s'agissait que d'une des nombreuses ventouses appartenant à un animal imposant : la pieuvre géante du Pacifique.
Cela vous intéressera aussi

Petit ou grand, bigarré ou monochrome, organisé ou non... On trouve de tout dans la nature. Cette diversité, qui contribue à sa beauté, constitue une richesse qu'il est bon, à l'occasion, de rappeler. Pour la mettre en avant et ne pas l'oublier, nous vous proposions de jouer à trouver l'animal qui se cache derrière la photo. Le compte à rebours de 24 heures est désormais terminé...

À vous de jouer

Indice n° 1 : Suis-je tout ou seulement partie ?

Indice n° 2 : Vivant au fond de l'océan, je me montre pacifique pour l'Homme. Mais beaucoup moins pour les crustacéscrustacés qui cavalent sur le sablesable...

Indice n° 3 : Je ne manque ni de cœurs ni de bras, mais ne suis pas pour autant une grande travailleuse.

Qui suis-je ?

Cette pieuvre tient son nom de l’océan dans lequel elle vit. Mais son habitat se limite plutôt au Pacifique nord. © R. N. Lea, NOAA, Wikipédia, DP

Cette pieuvre tient son nom de l’océan dans lequel elle vit. Mais son habitat se limite plutôt au Pacifique nord. © R. N. Lea, NOAA, Wikipédia, DP

Je suis effectivement une pieuvre. Et plus précisément la pieuvre géante du Pacifique, Enteroctopus dofleini.

Évidemment, ce n'est pas le corps entier qui est visible sur l'image en indice, seulement l'une des 200 à 280 ventouses portées sur chacun des huit bras de ce céphalopode imposant. En effet, cette espèceespèce se dispute avec Haliphron atlanticus le titre d'octopode le plus gros, qui pourrait peser jusqu'à 75 kgkg d'après les spécimens retrouvés. Si la pieuvre géante du Pacifique pèse en général entre 25 et 45 kg sur la balance, avec des bras longs de 3 à 4 m, un pêcheur canadien prétend en avoir ramené une au début des années 1950 qui atteignait 270 kg, avec des tentacules longs de 9 m. De quoi rivaliser avec les calmars géants !

Huit bras, neuf cerveaux et trois cœurs

Le corps de cette pieuvre est entièrement mou, à l'exception d'un becbec semblable à celui d'un perroquet, qui constitue la seule contrainte lorsqu'elle se faufile dans une mince anfractuosité. Capable de changer de couleurcouleur pour tendre des embuscades à ses proies ou se camoufler à la vue d'un prédateur, elle n'hésite pas à éjecter un nuagenuage d'encre si elle se sent menacée.

Les céphalopodes en règle générale, et les pieuvres en particulier, sont réputés pour leur intelligenceintelligence avancée, probablement la plus aboutie des invertébrésinvertébrés. Pas étonnant pour la pieuvre géante du Pacifique, avec ses neuf cerveaux ! Autre particularité : elle dispose de trois cœurs qui propulsent son sang bleu à travers ce grand corps mou.