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Il y a un an, Xynthia s’abattait sur l’Europe

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Du 26 février au 1er mars 2010, une tempête d'une exceptionnelle vigueur traversait l'Europe, depuis les Canaries jusqu'en Allemagne, causant de gros dégâts et faisant 65 victimes.

Des travaux doivent être entrepris à différents niveaux pour éviter de telles inondations à l'avenir. © Idé

Le 23 février 2010, une dépression particulièrement intense se forme quelque part au-dessus de l'Atlantique, au niveau du tropique nord. La pression chute considérablement (jusqu'à 968 hectopascals) tandis que le système cyclonique se déplace vers le nord. Tout autour, les vents atteignent des valeurs élevées (plus de 150 km/h par endroits).

Il ne s'agit pas d'un cyclone tropical car l'origine n'est pas le réchauffement des eaux océaniques mais se trouve à l'intérieur même de l'atmosphère. La tempête Xynthia commence par ce que les météorologistes appellent une « bombe », quand la pression, au centre de la dépression, chute très brutalement et en peu de temps (plus de 24 hectopascals en 24 heures).

La tempête Xynthia a traversé la France le 28 février 2010, venant du golfe de Gascogne et atteignant ensuite la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne. © Idé

Après les Canaries, le Portugal et l'Espagne, la France est touchée le 28 février, particulièrement en Vendée. La coïncidence avec des marées à forts coefficients génère des hausses très importantes du niveau de la mer et la rupture de digues en certains endroits de la côte française, entraînant de vastes inondations, plusieurs fois meurtrières, en Charente-Maritime, en Gironde et en Vendée. Parmi les communes les plus touchées figurent Charron (Charente-Maritime), l'Aiguillon-sur-mer et La Faute-sur-Mer (Vendée). Au total, Xynthia fera 65 victimes dont 47 en France.

Depuis, un certain nombre de mesures pour la prévention des inondations ont été décidées, notamment la remise en état des digues.

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