Au moins 58 millions d’années que la forêt amazonienne évolue. Mais les activités humaines pourraient la conduire vers un point de non-retour qui la mènerait à sa perte en seulement 50 ans. © gustavofrazao, Adobe Stock
Planète

L'Amazonie menacée de disparaître en 50 ans

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La forêt amazonienne, c'est l'un des écosystèmes les plus vastes et les plus riches au monde. Mais elle flirte en ce moment avec un point de non-retour qui, une fois franchi, pourrait mener à sa disparition en seulement 50 ans, préviennent les chercheurs.

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En matière de climat, la notion de point de non-retour est capitale. Plusieurs ont été identifiés par les scientifiques il y a quelques années. Un point de non-retour, c'est un seuil qui, une fois dépassé, entraîne des changements majeurs dans l'état d'un système. En l'occurrence, dans l'état de notre Planète.

Aujourd'hui, des travaux menés par des chercheurs de l'université de Bangor (Royaume-Uni) montrent que la notion est également essentielle lorsqu'il est question d'écosystèmes. Leur conclusion : une fois un point de non-retour atteint, les grands écosystèmes disparaîtront à une vitesse inattendue. Il ne faudrait par exemple pas plus de 50 ans à la forêt amazonienne pour se transformer en un écosystème de type savane si 35 % de sa surface était « nettoyée ».

D’après les travaux des chercheurs de l’université de Bangor (Royaume-Uni), les récifs coralliens des Caraïbes pourraient, quant à eux, disparaître en seulement 15 ans, une fois leur point de non-retour atteint. Le résultat de la pollution et de l’acidification des océans. © Dmitry Sunagatov, Adobe Stock

Préserver la biodiversité

L'ennui, c'est que les chercheurs pensent qu'incendies et déforestation conduisent la forêt amazonienne - et d'autres - à flirter de plus en plus avec ce fameux point de non-retour. Et que des changements rapides dans ce type d'écosystèmes auraient un impact majeur sur les avantages qu'ils procurent aux hommes en matière de nourriture, de matériaux, d'oxygène, d'eau et d'absorption de CO2.

Pour ralentir ces effondrements, les chercheurs préconisent de préserver la biodiversité. Car les interactions entre espèces variées apportent de la stabilité aux écosystèmes. Ils attirent plus encore l'attention sur l'importance de sauver les espèces dites clés de voûte telles que les éléphants. L'impact de ces espèces sur leur environnement est en effet important. Et leur perte pourrait entraîner des changements spectaculaires en très peu de temps.

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