L'assainissement non collectif consiste à traiter les eaux usées dans des microstations d'épuration de ce type. © Gerardblom, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

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Assainissement non collectif

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L'assainissement non collectif ou ANC consiste à traiter des eaux usées domestiques sans utiliser le biais des égouts collectifs.

Réglementation sur l'assainissement non collectif

Les habitations qui ne sont pas desservies par un réseau de collecte doivent être équipées d'une installation autonome conforme aux nouvelles normes épuratoires fixées par la Lema (Loi sur l'eau et les milieux aquatiques) de 2006. L'entretien et la vidange d'une installation d'assainissement non collectif sont au frais du propriétaire, qui doit s'adresser à un professionnel ou à la mairie.

Principe de l'assainissement non collectif

La collecte consiste à diriger les eaux usées produites dans l'habitation vers le système de prétraitement. L'élément de base du prétraitement est la fosse sceptique, dont le rôle est de retenir les matières solides et les déchets flottants. En parallèle, il existe ce qu'on appelle les microstations d'épuration, qui fonctionnent sur le même principe que les stations d'épuration urbaines en effectuant un traitement complet des eaux usées. Comme les communes ont l'obligation de prendre en charge le contrôle de l'assainissement non collectif, il existe également une redevance dite « d'assainissement ».

Les différentes techniques de l’assainissement non collectif

Il existe plusieurs solutions de traitement en matière d'assainissement non collectif. Après être passées par un dispositif de prétraitement, les eaux usées peuvent être traitées dans des tranchées d'épandage. Elles circulent alors à travers un regard de répartition puis des tuyaux horizontaux rigides munis d'orifices.

Dans l'hypothèse où l'épandage naturel n'est pas possible (absence d'exutoire, proximité d'une nappe phréatique), il existe une autre solution : le tertre d'infiltration. Le principe est le même que l'épandage, cependant, un matériau d'apport granulaire joue le rôle d'épurateur tandis que le sol en place joue celui de moyen dispersant. Une couche de sable siliceux est donc intégrée sous le dispositif, entre les graviers et le feutre imputrescible perméable à l'eau et à l'air. Si l'installation est partiellement enterrée ou entièrement hors-sol, un poste de relevage est nécessaire.

Des techniques intermédiaires peuvent être envisagées dans les cas où l'épandage naturel est impossible mais où il existe un exutoire : le lit filtrant à flux vertical (grandes surfaces), le filtre à zéolite et le filtre à coco (adaptés aux petites surfaces).

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