L'isolation phonique d'un logement est primordiale pour 82 % des Français. Pour être au calme et limiter la transmission des bruits, il faut créer une barrière isolante en jouant avec la nature des matériaux afin de profiter d'un effet masse-ressort-masse. ©Valery Sidelnykovv, Adobe Stock
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Isolation phonique : qu'est-ce que c'est ?

DéfinitionClassé sous :isolation , Isolation phonique , décibel

L'isolation phonique d'un logement ou d'une pièce, consiste à empêcher la propagation des bruits à travers les murs, cloisons, planchers. Pour y parvenir, les travaux d'isolation phonique consistent à créer un doublage isolant pour désolidariser la paroi du bâti. Ce doublage se compose généralement d'une ossature métallique, d'un isolant en laine minérale ou végétale et de plaque de plâtre phonique. La base de l'ossature métallique (lisse) devant reposer sur une bande résiliente. Dans le cas d'un faux plafond, il est essentiel d'utiliser des suspentes antivibrations qui atténuent la transmission du bruit. 

L'isolation phonique d'une pièce repose sur l'effet masse-ressort-masse des matériaux. Pour éviter la propagation des bruits, la structure d'un doublage phonique doit être désolidarisée pour éliminer la présence de ponts phoniques. Dans le cas d'un faux plafond, il est conseillé d'utiliser des suspentes qui ne transmettent pas les vibrations (antivibratiles). © Isover

Atténuer les bruits en jouant avec les matériaux

Pour qu'il ne reste qu'une petite partie d'un bruit, l’isolation phonique fait appel au principe masse-ressort-masse. Dans les grandes lignes, ce dernier consiste à créer un doublage léger composé d'un isolant (laine minérale ou végétale) pris en sandwich entre deux parois (murs, plaque de plâtre...). Côté pièce d'où le bruit est émis, la paroi laisse passer une partie du bruit (masse). Il est ensuite absorbé par l'isolant (ressort), puis renvoyé par la seconde paroi (masse) avant de se propager dans la pièce voisine. 

Identifier l’origine d’un bruit

Avant d'entreprendre des travaux d'isolation phonique, il est nécessaire d'en déterminer l'origine. Pour y parvenir, les bruits, exprimés en décibels (dB) sont classés en trois catégories : aérien, de choc, d'équipements.

Les bruits aériens

Les bruits aériens traversent portes, fenêtres, cloisons et planchers qui sont peu ou pas isolés. Ils se divisent en deux groupes : extérieur (trafic routier, aérien...) et intérieur (musique, télévision...). Deux indices permettent de mesurer l'isolation phonique des bruits aériens :

  • Rw : correspond aux tests effectués en laboratoire pour le niveau de bruits stoppé par un mur, une cloison... Plus l'indice Rw est important, plus la paroi isole des bruits.
  • DnT : les tests sont effectués dans le logement pour mesurer la quantité de bruits stoppée entre deux pièces. Ces tests tiennent compte des diverses transmissions du bruit à travers la structure. Plus l'indice DnT est grand, plus l'isolation entre les deux pièces est bonne.

Les bruits de choc ou d'impact

À l'image des bruits de talons (particulièrement agaçants) ou des portes qui claquent, les bruits de choc ou d'impact se transmettent d'une pièce à l'autre par la vibration qu'ils engendrent dans la structure du bâtiment (murs, cloisons, planchers). Ces bruits se mesurent avec les indices ΔLw et L.

  • ΔLw : correspond à la réduction du niveau de bruit d'impact. Les tests effectués en laboratoire permettent de déterminer le niveau de performances d'un dispositif d'isolation phonique. Plus la valeur ΔLw est importante, plus les bruits de chocs sont atténués par l'isolant.
  • L : représente le niveau de pression des bruits de choc. Les essais sont effectués in-situ à l'aide d'une machine à choc installée dans une pièce voisine (généralement au-dessus). Plus l'indice L est faible, moins les bruits d'impact sont perceptibles.

Les bruits d'équipements

Ascenseur, canalisation, machine à laver... Cette catégorie regroupe tous les bruits générés par des équipements. Ils se propagent aussi bien par les airs que par la structure du bâtiment. En bref, ils cumulent les inconvénients des deux autres catégories.

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