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La France compte encore 4,8 millions d'habitations mal isolées

ActualitéClassé sous :Bâtiment , Rénovation de l'habitat , efficacité énergétique

Mal isolés ou vétustes, près de cinq millions de logements sont très énergivores et sont qualifiés de « passoires thermiques ». Les chiffres publiés dans le dernier rapport du ministère de la Transition écologique et solidaire donnent une cartographie affinée de la situation nationale grâce, entre autres, aux données des diagnostics de performance énergétique (DPE), collectées par l'Ademe.

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La France compte 4,8 millions de logements très énergivores, aussi qualifiés de « passoires thermiques », selon des chiffres publiés mercredi par ministère de la Transition écologique et solidaire et le service des données et études statistiques (SDES), moins que les sept millions dénombrés jusque-là. « Sur les 29 millions de résidences principales au 1er janvier 2018, environ 1,9 million de logements (6,6 % du parc) seraient peu énergivores (étiquettes A et B du diagnostic de performance énergétique, DPE) », selon ce rapport.

À l'opposé, « environ 4,8 millions de logements (soit près de 17 % du parc) seraient très énergivores (étiquettes F et G du DPE, regroupant les logements qualifiés de "passoires thermiques") ». Ce chiffre est inférieur à l'estimation qui avait été faite en 2013, qui évaluait la part des passoires thermiques à 31 % du parc, relève le rapport. La différence s'explique notamment par « l'échantillon relativement restreint de l'enquête » de 2013. « Les étiquettes D et E du DPE sont les plus fréquentes (respectivement 34 % et 24 % du parc) », selon le rapport.

Ensemble des résidences principales au 1er janvier 2018, France métropolitaine. © Fidéli 2018, base des DPE 2017 et 2018 de l’Ademe, modèle Enerter (année 2015)

Localisation des passoires thermiques

Les logements très énergivores se comptent principalement parmi les maisons individuelles, les petites surfaces et les bâtiments construits avant 1948. Ils se retrouvent davantage dans des départements ruraux et montagneux, comme la Nièvre, la Creuse et le Cantal, et moins dans sur la façade atlantique et l'arc méditerranéen, où les besoins en chauffage sont moins importants. Le diagnostic de performance énergétique se base notamment sur la consommation énergétique annuelle d'un logement, où le chauffage joue un rôle important.

« Le parc social est sensiblement moins énergivore que le parc privé, ce qui s'explique par une forte prévalence du chauffage collectif au gaz, ainsi que par un effort de rénovation ciblé », relève le rapport. Dans le parc privé, la part des passoires thermiques où vivent des ménages pauvres est plus élevée que celle occupée par des ménages aisés.

La France s'est dotée en 2015 d'un objectif très ambitieux : rénover l'ensemble du parc immobilier « en fonction des normes "bâtiment basse consommation" ».

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