Santé

Proches de dépressifs : un soutien à donner et à recevoir

Dossier - Dépression : de la déprime au burn-out
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De 5 % à 10 % de la population française serait touchée par la dépression ! Bonne nouvelle tout de même : psychothérapies ou médicaments adaptés peuvent venir à bout de ce désagréable épisode.

  
DossiersDépression : de la déprime au burn-out
 

Les proches des personnes dépressives passent souvent au second plan, alors qu'ils jouent un rôle de premier ordre. Ils sont touchés de plein fouet par la maladie eux aussi et peuvent voir leur quotidien bouleversé, d'où le besoin de soutien.

Donner un soutien aux dépressifs. © Pressmaster, Shutterstock

L'entourage peut poser le diagnostic de dépression

La situation est particulièrement délicate. Alors qu'il faut prendre soin du patient et l'assurer de son soutien, celui-ci, par définition, se renferme sur lui-même avec sa souffrance. Vu de l'extérieur, la dépression est complètement incompréhensible : on ne voit pas ce qui ne va pas, on ne reconnaît plus son proche et ses nouvelles réactions, on voudrait l'aider mais on se heurte à son silence ou, pire, à son irritabilité.

Difficile de trouver la note juste pour aller parler à un proche dépressif. Quand on est un proche de malade, on a également besoin de soutien. © Hendrike

Toute la difficulté consiste d'abord à repérer les symptômes de la dépression. Le malade étant souvent dans le déni, c'est parfois à l'entourage de lui montrer qu'il a changé, qu'il ne semble pas en forme, et de l'inciter à consulter. Il faut réussir à le faire tout en le laissant prendre lui-même la décision de consulter, sans l'étouffer, ce qui risquerait de le refermer sur lui-même.

Comment aider un proche dépressif ?

D'une manière générale, la bonne attitude envers une personne dépressive est une écoute vigilante sans être étouffante. Pas toujours facile de trouver la bonne distance : il ne faut pas hésiter à demander conseil à des professionnels.

Il est aussi bienvenu d'essayer de rassurer le patient, de le valoriser plutôt que d'insister sur sa maladie. On peut aussi tenter de l'inciter à sortir, à se changer les idées, sans toutefois insister outre mesure pour ne pas provoquer un effet inverse à celui escompté.

Si l'on redoute une tentative de suicide ou que la situation semble se dégrader, il ne faut pas hésiter à faire appel à un médecin ou aux services sociaux, qui indiqueront comment procéder, notamment si l'on pense qu'il est nécessaire d'hospitaliser la personne malade.

Il est souvent nécessaire pour les proches d'obtenir un soutien psychologique, il ne faut pas hésiter à en parler à son médecin traitant.