La RFID permet de stocker des données et de les récupérer ensuite, le tout pouvant se faire à distance. © NorGal, Fotolia

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Le sigle RFID signifie Radio Frequency Identification, comprenez radio-identification. Il désigne une méthode utilisée pour stocker et récupérer des données à distance en utilisant des balises métalliques, les « Tags RFID ». Ces balises, qui peuvent être collées ou incorporées dans des produits, réagissent aux ondes radio et transmettent des informations à distance. Cette technologie pourrait, à terme, remplacer les codes barres. Mais sa redoutable efficacité pose des problèmes d'éthique et de confidentialité.

La technologie RFID est utilisée -- même si c'est au début, de façon confidentielle, pour des applications militaires -- depuis la seconde guerre mondiale. Mais ce n'est qu'à partir des années 2000 qu'elle se popularise. Dans le secteur de la logistique, elle participe à la traçabilité des produits de l'entrepôt au magasin. Ensuite, elle se transforme en système antivol et en moyen d'identification des produits en caisse. Dans les bibliothèques, la RFID aide à identifier les livres. Et on la trouve aussi sur les passeports, sur les cartes d'accès aux transports en commun et même dans les puces qui servent à identifier nos chiens et nos chats. Plus récemment, elle a permis d'imaginer la commercialisation d'objets communicants.

L’identification des chiens et des chats par le biais d’un tag RFID sous-cutané est obligatoire dans de nombreux pays. Ici, un vétérinaire qui lit la puce implantée dans le cou d’un chien. © antoine-photographe, Fotolia

Le fonctionnement de la technologie RFID

Au cœur de la technologie RFID, on trouve d'abord des lecteurs RFID. Ils émettent des radiofréquences destinées à activer les puces RFID se trouvant dans les environs -- de quelques centimètres à plusieurs centaines de mètres pour les plus performants -- et permettant ainsi d'échanger des informations avec elles. Les fréquences les plus élevées sont utilisées pour échanger plus d'informations à un débit plus important. Les fréquences les moins élevées aident à mieux pénétrer dans la matière.

Les radio-étiquettes -- qui peuvent être réinscriptibles ou non --, quant à elles, sont composées d'une antenne, d'une fine puce en silicium et d'une encapsulation. Certaines sont dites passives lorsqu'elles comptent sur l'énergie du lecteur RFID pour fonctionner. D'autres sont dites actives. Elles sont équipées en plus d'une batterie qui leur permet de transmettre des informations à un lecteur situé à distance. Les radio-étiquettes intelligentes, quant à elles, autorisent à crypter les informations qu'elles contiennent.

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