Le constructeur japonais Sony vient de présenter un dispositif pour connecter n’importe quelle paire de lunettes standards. Il s’agit d’un kit comprenant un module électronique et un écran Oled de 0,23 pouce que l’on vient fixer sur des bésicles qui se transforment alors en smartglasses. La production de cet appareil sera lancée l’année prochaine.

Si les lunettes connectées de GoogleGoogle ont créé un bel effet médiatique durant quelques mois, force est de constater que le soufflet est en train de retomber. Sur la duréedurée, les Google Glass peinent à convaincre, à tel point que le géant américain lui-même semble ne plus trop croire à ce concept. Pour preuve, Sergei Brin, l'un des cofondateurs de Google, qui depuis deux ans portait ces lunettes à chaque apparition publique, les a depuis peu remisées. Près de la moitié des développeurs qui travaillaient sur des applicationsapplications dédiées aux Google GlassGoogle Glass ont abandonné en cours de route. Autre mauvais signe, les Glass Basecamps, les magasins consacrés aux lunettes où les clients pouvaient venir les essayer et les acheter (1.500 dollars, 1.218 euros), vont être fermés. Tirant peut-être des leçons de cette expérience, Sony tente une approche différente pour populariser ce concept. Le mois prochain, lors du Consumer Electronics Show, la firme nippone présentera un kit pour transformer n'importe quelle paire de lunettes en smartglasses.

 <br />Le module SmartEyeglass Attach! de Sony incorpore un processeur ARM, des connexions sans fil Bluetooth et Wifi ainsi que des capteurs (boussole, accéléromètre et tactile) qui gèrent l’affichage et les interactions sur l’écran Oled 0,23 pouce. La batterie de 400 mAh est logée dans le boitier situé sur la branche gauche de la monture. © Sony
 
Le module SmartEyeglass Attach! de Sony incorpore un processeur ARM, des connexions sans fil Bluetooth et Wifi ainsi que des capteurs (boussole, accéléromètre et tactile) qui gèrent l’affichage et les interactions sur l’écran Oled 0,23 pouce. La batterie de 400 mAh est logée dans le boitier situé sur la branche gauche de la monture. © Sony

Centré sur un usage sportif ou professionnel

Baptisé SmartEyeglass Attach!, il s'agit d'un module que l'on vient fixer sur les branches de la monture. Il positionne un mini écran OledOled de 0,23 pouce devant le verre droit de la lunette. Cet écran miniature délivre une résolutionrésolution de 640 x 400 pixelspixels et Sony insiste sur le fait qu'il offre des noirs profonds avec un contrastecontraste de 10.000:1 et une couverture colorimétrique RGB de 100 %. La partie électronique repose sur un system on a chip ARM Cortex A7 avec des connexions sans fil BluetoothBluetooth, WiFiWiFi, une boussole, un accéléromètreaccéléromètre et un capteur tactile. Le tout est alimenté par une batterie de 400 mAh pour un poids total d'environ 40 grammes. Sony indique qu'il prépare un kit logiciellogiciel (SDK) pour que les développeurs puissent imaginer des applications adaptées à un usage spécifique. Le module SmartEyeglass Attach! pourra fonctionner de manière autonome ou associé à un smartphone par une liaison sans fil. Le constructeur japonais destine ce produit à des activités sportives (course à pied, golf, tennis, cyclisme, etc.) mais aussi à un usage professionnel pour des applications métier spécifique.

Le fait que ce module soit amovible permet de l'utiliser uniquement en cas de besoin et de pouvoir le retirer dans des situations où il n'est pas autorisé ou toléré. Sony adresse là un des principaux reproches qui étaient faits aux Google Glass qui se sont vu interdire l'accès de certains lieux publics tels que des cinémas et des barsbars. Dans le cas des cinémas, il s'agissait de prévenir toute tentative de piratage d'un film et dans le cas des bars, de préserver l'anonymat et l'intimité des autres clients. Si Sony a peut-être vu juste quant au fait que les gens seront plus séduits par un système amovible et un usage ponctuel, l'autre point crucial sera le prix. Car, nonobstant son utilité, ce type de produit demeure pour le moment un gadget. Sony n'a pas encore communiqué à ce sujet, indiquant simplement que la production de massemasse débutera l'année prochaine.