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Les grottes de Bornéo : recherche et remerciements

Dossier - Grottes : le mystère des mains de Bornéo
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L'île de Bornéo recèle de nombreux trésors, notamment pour les archéologues et préhistoriens. Une équipe y a ainsi découvert des grottes somptueuses, ornées de peintures rupestres étonnantes représentant de mystérieuses mains.

  
DossiersGrottes : le mystère des mains de Bornéo
 

L'aventure de Jean-Michel Chazine et son équipe dans les grottes de Bornéo a permis de faire avancer la recherche sur la Préhistoire indonésienne. L'ethno-archéologue explique ici pourquoi et adresse ses remerciements. 

À Bornéo, même si la corrélation directe entre les peintures rupestres et les sites d'habitat situés au pied des falaises n'est pas encore établie, les divers « kits du parfait petit peintre des cavernes » qui ont été dégagés lors des fouilles devraient fournir, après analyse, des indices de convergences complémentaires.

Découverte dans les profondeurs des grottes de Bornéo. © Thomas Quine, CC by 2.0

Les déterminations archéo-zoologiques portant sur les grandes quantités d'ossements à divers stades d'anthropisation qui ont été extraits ont commencé à fournir des indices précis révélant les variations de consommations, et donc d'environnement.

8 - Extraction des sépultures pour analyses ADN.

De même, les sépultures qui ont été mises au jour font l'objet de déterminations ADN (image 8 ci-dessus) qui devraient contribuer à mieux cerner les processus migratoires ayant créé le sud-est asiatique insulaire.

Remerciements

Enfin, je me dois de préciser que ces découvertes n'auraient jamais pu être seulement envisagées, ni ensuite entreprises, sans la passion, la persévérance et les compétences techniques, pour tout ce qui touche aux images, notamment, que L. H. Fage à mises à disposition de notre association Le Kalimanthrope, créée pour assurer la logistique et le financement minimal nécessaires pour mener à bien nos expéditions.

Lauréats du Rolex Award for Enterprise (2001) et bénéficiaires d'une subvention de la National Geographic Society (2003) et de la SPB, nous avons aussi bénéficié de diverses aides ponctuelles attribuées par quelques institutions (Commission des fouilles et ambassade de France du ministère des Affaires étrangères, CNRS et Total-Indonésie, notamment), complétant plus ou moins nos budgets successifs.

Mes remerciements vont ainsi à tous ceux qui ont participé à nos missions, Julien Espagne et Jean-Georges Ferrié, à ceux qui nous ont aidés sur place et particulièrement à notre partenaire et ami indonésien Pindi Setiawan, et nos fidèles aides locaux, ainsi qu'à nos collègues indonésiens du Puslit Arkenas de Jakarta et Banjarmasin, avec lesquels nous avons commencé à faire sortir la Préhistoire indonésienne de Bornéo d'un stade de méconnaissance insoupçonné.