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Vous vous souvenez peut-être de cet épisode des Experts, où un suspect est confondu grâce à l'analyse de la terre retrouvée sous ses chaussures. Cette méthode qui peut sembler un peu tirée par les cheveux vient pourtant d'être expérimentée avec succès par une équipe de chercheurs du Geoscience Australia, qui a présenté ses travaux lors de la dernière conférence Goldschmidt début juillet.

Les chercheurs ont voulu savoir s'il était possible de localiser très précisément l'endroit d'où provenaient des échantillons de terre. Ils ont divisé une vaste zone de 260 km2 en carrés de 1 km sur 1 km et effectué des analyses du sol, comme ses caractéristiques minéralogiques et son contenu en matièrematière organique. Trois des échantillons ont ensuite été envoyés au hasard à une autre équipe qui a comparé les échantillons à ceux analysés grâce à différents instruments (fluorescence à rayons Xrayons X, magnétomètremagnétomètre, spectroscopie infrarougeinfrarouge ou spectroscopie de massemasse...). « Nous avons ainsi pu éliminer 60 % de la zone considérée, ce qui constitue un gain de temps considérable dans une enquête criminelle », se félicite Patrice de Caritat, le principal auteur de l'étude. Dans la plupart des pays développés, on dispose de bases de donnéesbases de données d'échantillons de sol, habituellement utilisées à des fins de recherche géologique mais qui pourraient parfaitement servir dans le contexte d'une enquête criminelle ». Un peu comme les bases de données ADNADN de la police utilisées pour comparer les prélèvements sur des suspects.

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En 2009, des chercheurs avaient déjà décrit deux cas similaires. Dans le premier cas, un suspect impliqué dans un accidentaccident de voiturevoiture mortel avait pu être identifié grâce à de la terre retrouvée sous ses chaussures. Dans le second, les policiers avaient pu confondre des individus ayant enlevé puis menacé un homme en comparant la terre sur le tapis de sol de la voiture avec celui de la carrière dans laquelle ils avaient emmené leur victime. « Plusieurs autres enquêtes en Australie ont déjà eu recours à ce genre d'investigation qui devrait se développer à l'avenir », assure Patrice de Caritat.