Lors d’une manœuvre courante de relocalisation d’un Soyouz, le véhicule russe s’est éloigné de la Station spatiale pour permettre de la voir dans son ensemble. Un des trois cosmonautes à bord, Piotr Dubrov, a pu la photographier entièrement dans sa configuration la plus récente. Des photos inédites qui montrent, entre autres, les nouveaux panneaux solaires installés par Thomas Pesquet et Shane Kimbrough ainsi que Nauka, le dernier module russe, récemment amarré au complexe orbital.

Hier, Thomas PesquetThomas Pesquet a mis en ligne sur ses réseaux sociauxréseaux sociaux une série de clichés de la Station spatiale internationaleStation spatiale internationale vue depuis une capsule Soyouz. Des images rares et qui ont pour seul intérêt de voir le complexe orbitalcomplexe orbital dans son ensemble et sa dernière configuration.

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Ces images, dont celle qui illustre cette brève, ont été acquises par le cosmonaute Piotr Dubrov lors de la relocalisation du Soyouz MS-18 afin de préparer l'arrivée du Soyouz MS-19, qui s'est amarré au complexe orbital le 5 octobre, avec à son bord l'actrice Yulia Peresild et Klim Shipenko, le réalisateur du film « The Challenge », qui tourneront des scènes du film à bord de l'ISS. Les clichés ont été pris depuis le hublot avant du module orbital (le véhicule Soyouz est composé de trois parties. Le module orbital (de forme ronde), le module de service et la capsule de retour (appelée aussi module de descente), installée entre les deux autres modules (au milieu donc).

La Station spatiale internationale vue depuis l'hublot du véhicule Soyouz MS-18. On aperçoit clairement les panneaux solaires iRosa de dernière génération qu'ont notamment installés Thomas Pesquet et Shane Kimbrough. On peut aussi voir le bras robotique Canadarm-2, un Crew Dragon de SpaceX (tout en haut) et Nauka (tout en bas), le dernier module installé à l'ISS. © Roscosmos, P. Dubrov
La Station spatiale internationale vue depuis l'hublot du véhicule Soyouz MS-18. On aperçoit clairement les panneaux solaires iRosa de dernière génération qu'ont notamment installés Thomas Pesquet et Shane Kimbrough. On peut aussi voir le bras robotique Canadarm-2, un Crew Dragon de SpaceX (tout en haut) et Nauka (tout en bas), le dernier module installé à l'ISS. © Roscosmos, P. Dubrov

Les véhicules de secours de l'ISS

Cette relocalisation avait pour but de libérer le port d'amarrage Rassvet, où s'est amarré MS-19. Ce port d'amarrage est situé sur le segment russe de la Station. Quant au Soyouz MS-18, celui qui a laissé sa place au MS-19, il s'est amarré sur Nauka, le module russe récemment installé au segment russe de l'ISS, dont l'amarrage a été plutôt chaotique. Et ce n'est pas peu dire. Le bras robotique de l'ESA, dont la mise en service est prévue l'année prochaine, est installé sur ce module.

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Pour comprendre l'utilité de la manœuvre, il faut savoir que les capsules Soyouz sont les véhicules de secours de la Station spatialeStation spatiale. La Nasa et Roscosmos doivent donc tenir compte de leur duréedurée de vie, estimée à 210 jours et du lieu où ils sont amarrés. Concrètement, le port d'amarrage Rassvet est toujours occupé par le Soyouz à la durée de vie la plus longue, donc le dernier arrivé.