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Un tourbillon de poussière observé par Spirit

ActualitéClassé sous :Univers , tourbillon de poussière , mars

Le rover Spirit de la mission MER de la NASA poursuit son activité opérationnelle plus de un an après son atterrissage sur Mars. Il continue d'envoyer quotidiennement son lot de photos. Quelle n'a pas été la surprise des scientifiques de voir que leur petit rover a réussi l'exploit de photographier un tourbillon de poussière (sol 420, dust devils en anglais), un phénomène majeur dans la météorologie de la planète et généralement de courte durée (la plupart ne vivent que quelques heures). Ce qui explique pourquoi les ingénieurs du JPL n'ont pas demandé à Spirit de réaliser une série de clichés de son évolution.

Le tourbillon de poussière observé par Spirit et situé en contre bas du rover.

Il ne s'agit pas d'un phénomène isolé. Ces tourbillons sont nombreux à sillonner les plaines et les déserts poussiéreux de la planète. La sonde en orbite Mars Global Surveyor en photographie les traces souvent. Ils se forment pendant les heures les plus chaudes de la journée et la force des vents à l'intérieur du tourbillon est particulièrement violente. En injectant des tonnes de poussière dans l'atmosphère martienne, ils sont peut-être aussi responsables de la couleur brun-jaune caractéristique du ciel martien.

C'est pourquoi la NASA a prévu de les étudier plus en détail lors d'une prochaine mission martienne. Il s'agit de mieux comprendre les mécanismes à l'origine de leur formation car ces dust devils sont susceptibles d'interférer avec les robots et le matériel que l'homme débarquera sur Mars au cours des missions habitées. Les retombées de poussière après son passage ou la naissance d'une tempête de poussière pourraient présenter des dangers pour les astronautes qui fouleront un jour la surface de Mars.

Enfin, les vents générés par le tourbillon ont débarrassé les panneaux solaires du rover de la pellicule de poussière accumulée depuis plusieurs mois, ce qui a pour effet d'accroître la production d'énergie. Le JPL a confirmé que la puissance de Spirit est passée de 60 à 93 %. Ces vents ont également nettoyé les roches environnantes, ce qui rend l'analyse minéralogique des roches et du sol bien plus facile pour Mini-TES, le spectromètre infrarouge à émission thermique du rover.

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