Conséquence imprévue des travaux d’Albert Einstein sur la théorie quantique des interactions entre matière et lumière, le premier laser optique est né le 16 mai 1960, il y a 50 ans. Dans le monde et en France, diverses manifestations au cours de cette année font justice à l’ubiquité du laser aussi bien en physique fondamentale que dans notre vie quotidienne.

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    Avant d'être un objet culte de la science-fiction, comme l'illustrent les deux trilogies de la Guerre des étoiles, le laser est une réalité bien concrète de la vie de tous les jours puisque c'est grâce à lui que nous pouvons écouter de CDCD ou regarder des DVDDVD. Le rayon de la mort de la science-fiction est aussi un rayon de la vie puisqu'il sert de bistouri pour des opérations chirurgicales ainsi qu'en ophtalmologieophtalmologie, notamment pour recoller par photo-coagulationcoagulation les rétinesrétines décollées. On envisage même de s'en servir pour diminuer les risques de contaminationcontamination par le virus du Sida lors des transfusionstransfusions.

    Le laser, acronyme de light amplification by stimulated emission of radiation (en français : amplification de la lumière par émission stimulée de radiation)) est avec nous depuis le 16 mai 1960, lorsque l'Américain Theodor Maiman a, le premier, réussi à transposer dans le domaine optique le maser (m pour microwaves, micro-ondes), les fondements théoriques de cette transposition étant dans les travaux de Arthur L. Schawlow et Charles H. Townes. Dans l'histoire du maser et du laser, plusieurs autres noms ne sauraient être oubliés, comme ceux de Nikolay Basov et Alexander Prokhorov, qui recevront d'ailleurs le prix Nobel de physique avec Townes en 1964, mais aussi ceux du Français Alfred KastlerAlfred Kastler et de l'Iranien Ali Javan, qui réalisa le premier laser à gazlaser à gaz. Il s'agissait d'un laser « héliumhélium-néonnéon », très couramment employé encore de nos jours et qui donne une lumière rouge.


    Les conférences données à l'Université de Berkeley pour les 50 ans du laser. Le prix Nobel de physique Charles H. Townes y partage ses souvenirs sur la découverte du laser. Crédit : Université de Berkeley

    Des sites pour étancher sa soif de savoir

    On ne saurait rendre compte de la physique du laser et de ses applicationsapplications protéiformes en un court article. Le laser a par exemple été utilisé par Alain Aspect pour tester la mécanique quantiquemécanique quantique et il est au cœur des expériences avec des atomes ultrafroids.

    A l'occasion du cinquantenaire du premier laser, plusieurs manifestations ont été prévues en France et plusieurs sites InternetInternet permettent à tout un chacun d'étancher sa soif de connaissances sur le laser. On retiendra en particulier les transparentstransparents d'un remarquable exposé de Lucile Julien, du Laboratoire Kastler-Brossel, sur les principes du laser et ses applications modernes. Citons les deux sites principaux célébrant cet événement, l'un français (Les 50 ans du laser) et l'autre américain (Laser Fest).