La Lune et le Soleil se meuvent dans l’espace suivant une chorégraphie bien travaillée. Et faisant varier les forces gravitationnelles qui s’exercent sur la Terre. Ces marées gravimétriques sont-elles suffisamment fortes pour influencer les comportements ou au moins, les rythmes des activités biologiques ? Oui, répondent aujourd’hui des chercheurs.

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Depuis la nuit des temps, la croyance populaire raconte que nos comportements sont influencés par les phases de la Lune. La légende du loup-garou. Mais les études scientifiques menées sur ce thème n'ont jamais pu montrer d'effets flagrants. Jamais. Jusqu'à aujourd'hui, peut-être... Car une équipe internationale présente des résultats troublants. Ils suggèrent que les rythmes des activités -- si ce ne sont pas les comportements à proprement parler -- de tous les organismes biologiques -- tant animaux que végétaux -- pourraient être étroitement liés aux marées gravimétriques. Comprenez, à la mécanique orbitale du système Soleil-Terre-Lune.

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Les chercheurs ont par exemple travaillé sur le comportement de petits crustacés qui vivent sur nos côtes depuis au moins 300 millions d'années. Dans la nature, ces animaux évoluent dans les eaux selon un rythme d'environ 12,4 heures. En lien avec la dynamique luni-solaire. Or en laboratoire, les autres conditions étant contrôlées, ce rythme semble vouloir persister.

Les chercheurs ont observé des fluctuations de l’autoluminescence causées par la germination des graines dans des cycles régulés par les marées gravimétriques. © Cristiano de Mello Gallep, UNICAMP
Les chercheurs ont observé des fluctuations de l’autoluminescence causées par la germination des graines dans des cycles régulés par les marées gravimétriques. © Cristiano de Mello Gallep, UNICAMP

Des cycles rythmés par la Lune et le Soleil

Les chercheurs ont aussi noté des modèles cycliques, quotidiens et mensuels, au cours de tests de germination de différentes espècesespèces. Des modèles qui semblent s'accorder avec les variations locales des forces gravitationnellesforces gravitationnelles. Si infimes soient-elles.

En conclusion, l'équipe suggère que les interactions des organismes avec les faibles forces des marées gravimétriques constituent un moteur clé et déterminant, suffisant pour entraîner des rythmes biologiques. Sans pour autant dédire le rôle des gènes circadienscircadiens dans ce processus orchestrant les physiologies et les comportements qui semble extrêmement complexe.