Cette image composite montre la région de formation d’étoiles 30 Doradus, également connue sous le nom de nébuleuse de la Tarentule. L’image de fond, prise dans l’infrarouge, est elle-même une image composite : elle a été capturée par les instruments HAWK-I sur le VLT et Vista de l’ESO. Elle montre des étoiles brillantes et des nuages légers et rosés de gaz chaud. Les bandes rouge-jaune brillantes qui ont été superposées à l’image proviennent d’observations radio effectuées par Alma, révélant des régions de gaz froid et dense qui ont le potentiel de s’effondrer et de former des étoiles. La structure unique en forme de toile des nuages de gaz de cette nébuleuse a conduit les astronomes à lui donner comme surnom le nom d’une araignée. © ESO, Alma (ESO/NAOJ/NRAO)/Wong et al., ESO/M.-R. Cioni/Vista Magellanic Cloud survey. Acknowledgment: Cambridge Astronomical Survey Unit
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Des images spectaculaires de la nébuleuse de la Tarentule dévoilées par l'ESO

ActualitéClassé sous :Astronomie , 30 Doradus , radiotélescope Alma

[EN VIDÉO] La nébuleuse de la Tarentule dévoile son cortège d'astres et de nuages  Plongez dans la nébuleuse de la Tarentule, immense chaudron tapissé de gaz et de poussière dans le creux duquel bouillonne des étoiles très massives. Près de là, tout autour, dans les filaments les plus sombres, des centaines de bébés étoiles vont déchirer leurs cocons de gaz. 30 Doradus (c’est son autre nom) est l'une des régions les plus actives de notre amas de galaxies. 

Pour mieux comprendre la naissance des étoiles les astrophysiciens peuvent utiliser le réseau de radiotélescopes Alma en complément d'autres instruments. Ils se penchent régulièrement sur le cas de la pouponnière de jeunes étoiles de 30 Doradus, aussi connue sous le nom de la nébuleuse de la Tarentule. L'ESO présente aujourd'hui de nouvelles observations à haute résolution couvrant une grande région de la nébuleuse. Alma, en mesurant le rayonnement provenant des molécules du gaz de monoxyde de carbone présent dans la nébuleuse, leur a permis de cartographier ses grands nuages de gaz froid qui s'effondrent pour donner naissance à de nouvelles étoiles.

Dans sa quête de ses origines, la noosphère est malheureusement incapable de reproduire à l'échelle astronomique les conditions de la naissance du Système solaire à partir de l'effondrement d'un nuage moléculaire dans la Voie lactée il y a plus de 4,5 milliards d'années. Mais heureusement l'Univers observable se charge de faire ces expériences pour nous dans des conditions variées, comme si nous les contrôlions à volonté pour mieux comprendre les causes et les résultats en faisant varier des paramètres alors que les autres restent constants.

Depuis longtemps, parmi les laboratoires célestes naturels considérés, il y a la nébuleuse de la Tarentule - l'une des régions de formation d'étoiles les plus brillantes et les plus actives de notre voisinage galactique. Aussi appelée 30 Doradus, ou NGC 2070, elle se trouve en effet à environ 170.000 années-lumière de notre Galaxie, dans le célèbre Grand Nuage de Magellan. C'est de plus non loin de 30 Doradus que s'est produite la fameuse supernova 1987A.

Cette vidéo zoom commence par une vue large de la Voie lactée et se termine par un gros plan sur une riche région de formation d’étoiles dans le tout proche Grand Nuage de Magellan, dans la constellation méridionale de la Dorade. La région spécifique montrée, 30 Doradus, est également connue sous le nom de nébuleuse de la Tarentule. La vue finale de ces nuages a été capturée par le VLT et Vista de l’ESO, et superposée aux nouvelles données radio prises par Alma. Les données Alma révèlent des traînées jaune-rouge brillantes de gaz froid et dense qui ont le potentiel de s’effondrer et de former de nouvelles étoiles. © ESO/Digitized Sky Survey 2/N. Risinger (skysurvey.org)/R. Gendler (http://www.robgendlerastropics.com/), Alma (ESO/NAOJ/NRAO)/Wong et al., ESO/M.-R. Cioni/Vista Magellanic Cloud survey. Acknowledgment: Cambridge Astronomical Survey Unit. Music: John Dyson

Un laboratoire pour comprendre la naissance des premières étoiles de 150 masses solaires

Les astrophysiciens étudient la nébuleuse de la Tarentule à diverses longueurs d'onde et avec des instruments aussi divers que Hubble, le Very Large Telescope (VLT) de l'ESO dans le visible, Alma (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) dans le domaine des ondes radio ou encore avec l'Infrared Survey Telescope for Astronomy (Vista) dans l'infrarouge, également de l'ESO.

De combinaisons d'images de plus en plus détaillées et les articles allant avec, analysant ces images, sont périodiquement mis sur le devant de la scène comme l'image haute résolution publiée aujourd'hui par l'Observatoire européen austral (ESO) et comprenant des données d'Alma tout en accompagnant un article dans The Astrophysical Journal que l'on peut consulter en accès libre sur arXiv .

Dans le communiqué de l'ESO qui accompagne la publication, Guido De Marchi, chercheur à l'Agence spatiale européenne (ESA) et coauteur de l'article explique que « ce qui rend 30 Doradus unique, c'est qu'elle est suffisamment proche pour que nous puissions étudier en détail la façon dont les étoiles se forment, et ses propriétés sont similaires à celles que l'on trouve dans des galaxies très lointaines, lorsque l'Univers était jeune. Grâce à 30 Doradus, nous pouvons étudier comment les étoiles se formaient il y a 10 milliards d'années, lorsque la plupart des étoiles sont nées ».

Cette vidéo commence par une vue de la région de formation d’étoiles 30 Doradus dans les longueurs d’onde visibles, prise avec le télescope de 2,2 mètres de l’ESO à l’Observatoire de La Silla. Pendant la vidéo, l’image passe à une vue infrarouge de la nébuleuse de la Tarentule. Les données infrarouges sont fournies par le VLT et Vista de l’ESO et révèlent des nuages rosés de gaz chaud. Les données radio prises par Alma sont ensuite superposées, représentées par des bandes rouge-jaune brillantes. Ces bandes mettent en évidence l’emplacement des nuages de gaz froid et dense qui ont le potentiel de s’effondrer et de former de nouvelles étoiles. Les données radio sont ensuite présentées seules, montrant en détail certaines des structures arachnéennes qui sont à l’origine du surnom de nébuleuse de la Tarentule. © ESO, M. Kornmesser, Alma (ESO/NAOJ/NRAO)/Wong et al., ESO/M.-R. Cioni/Vista Magellanic Cloud survey. Acknowledgment: Cambridge Astronomical Survey Unit

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