Le 23 septembre 1846, la dernière planète du Système solaire se révélait à l'emplacement prédit par les calculs de l'astronome français Urbain Le Verrier.
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Au début du XIXe siècle, six planètes étaient connues (en plus de la TerreTerre). Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne étant visibles à l'œilœil nu, leur statut d'astresastres errants (par opposition aux étoilesétoiles fixes) était établi depuis l'Antiquité. Quant à Uranus, dont l'éclat nécessitait un instrument d'observation, elle avait été dénichée par hasard une nuit de mars 1781 par l'astronome William HerschelWilliam Herschel alors qu'il cherchait des étoiles doubles avec son grand télescope de plus d'un mètre de diamètre.

C'est justement le mouvementmouvement d'UranusUranus qui intrigua les astronomes. Plus le temps passait et plus ils constataient que son déplacement s'écartait de l'orbiteorbite qu'aurait dû suivre la planète. On pensa d'abord qu'il s'agissait d'erreurs observationnelles, puis quand le doute fut levé on envisagea l'éventualité de remettre en cause la loi de la gravitationgravitation universelle énoncée par NewtonNewton. Finalement les astronomes finirent par tomber d'accord sur le fait qu'une autre planète devait perturber le mouvement d'Uranus. Plusieurs mathématiciens furent alors chargés de calculer la position théorique que devrait occuper cet astre inconnu.

La découverte de Neptune le 23 septembre 1846 fut l'œuvre de l'astronomeastronome prussien GalleGalle qui depuis Berlin découvrit dans sa lunette la nouvelle planète à partir des prévisions de son ami Le Verrier, alors mathématicien à l'Observatoire de Paris