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En image : le satellite solaire Iris déploie ses panneaux solaires

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Pour comprendre le fonctionnement de l'atmosphère solaire et surtout pourquoi la couronne est plus chaude que la surface du Soleil, la Nasa compte beaucoup sur le télescope spatial Iris. Son lancement est prévu en avril prochain.

Depuis plusieurs années, les différents satellites d’observation du Soleil ont permis un certain nombre d’avancées sur la question de la chaleur de la couronne solaire, mais sans parvenir à apporter une explication qui fait l’unanimité. Avec Iris, la Nasa compte bien rassembler dans le bon ordre les pièces de ce puzzle solaire. © Soho Science Team, Esa, Nasa

L'une des questions sur le Soleil qui taraudent le plus les astronomes est de savoir pourquoi la couronne est beaucoup plus chaude que la surface visible de notre étoile, contrairement à ce que l'on pourrait penser. De 5.500 °C en moyenne à la surface, la température est comprise entre 3.700 °C et 7.800 °C dans la chromosphère, la première couche de l'atmosphère solaire, et peut grimper jusqu'à plus de deux millions de degrés dans la couronne.

Pour comprendre pourquoi la couronne du Soleil est si chaude, la Nasa compte beaucoup sur le télescope spatial Iris (Interface Region Imaging Spectrograph), dont la construction s'achève. Il sera lancé en avril 2013 par une fusée aéroportée Pegasus XL d'Orbital Sciences depuis la base aérienne de Vandenberg. Placé sur une orbite polaire héliosynchrone, il observera le soleil en permanence pendant au moins deux ans, la durée de sa mission.

Construit par Lockheed Martin, Iris pourrait bien observer les phénomènes physiques, notamment les processus de transport de l'énergie, qui font que la couronne solaire est nettement plus chaude que la surface du Soleil. © Lockheed Martin

Iris, pour compléter les observations de Trace

Il observera en détail la chromosphère et la région de transition, les deux couches de l'atmosphère du Soleil qui contribuent à surchauffer la couronne. « C'est la première fois que nous allons observer directement cette région depuis les années 1970 », explique Joe Davila, un des responsables scientifiques de la mission du Goddard Space Flight Center de la Nasa.

Ces deux régions sont difficiles à observer, mais pas pour Iris. Ce satellite sera doté d'un télescope ultraviolet combiné à un spectrographe, afin d'observer dans une gamme élevée de température. Iris montrera des détails d'une dimension de 240 km, à comparer à son diamètre moyen de 1,4 million de km.

Le pari d'Iris sera de compléter les observations de Trace (Transition Region and Coronal Explorer). Celui-ci a montré que la chaleur de la couronne provient de la base de gigantesques fontaines de gaz expulsées de la surface du Soleil.

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