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La Chine percute la Lune et annonce sa première station spatiale

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Le premier module destiné à la construction d'une future station spatiale chinoise devrait être mis sur orbite fin 2010 et préfigurer un futur habitat semi-permanent.

Chang’e-1 en orbite lunaire (vue d’artiste). Crédit Agence spatiale chinoise

Des responsables de l'agence spatiale chinoise (CNSA) viennent d'annoncer, via l'agence Chine Nouvelle, le lancement fin 2010 du premier module habitable destiné à l'élaboration d'un futur complexe orbital. Déjà baptisé Tiangong-1 (Palais céleste 1 en chinois), cet élément de 8,5 tonnes sera lancé à vide mais disposera d'une autonomie suffisante pour être manœuvré depuis la Terre.

Il devrait être rejoint début 2011 par l'équipage d'un vaisseau Shenzhou qui s'y amarrera afin de former la première station spatiale semi-permanente chinoise. On ne peut évidemment s'empêcher de relever l'analogie avec les stations spatiales Saliout soviétiques, dont 7 exemplaires ont pris la route de l'espace entre 1971 et 1982. Semi-permanentes, elles étaient rejointes par des équipages acheminés au moyen de vaisseaux Soyouz.

Précédemment, les responsables chinois n'avaient pas dissimulé leur intention de lancer plusieurs modules habitables et de les amarrer entre eux, afin de constituer la première station semi-permanente, puis permanente. Là encore, l'analogie entre le passage des Saliout à la station Mir est frappante, tout comme d'ailleurs la ressemblance entre Soyouz et Shenzhou.

Jusqu'à présent, il n'a pas été précisé si Tiangong-1 serait utilisée comme station spatiale opérationnelle ou comme module-test avec pour principal objectif la mise au point des techniques de rendez-vous spatial et d'amarrage. Toutefois, on sait déjà que lors de cette première étape, les manœuvres de rendez-vous seront dirigées depuis le sol.

Chang’e-1 s'écrase sur la Lune

Cette annonce survient alors que la sonde automatique Chang’e-1, lancée en octobre 2007, vient de percuter le sol lunaire au terme da sa mission. Au cours de 16 mois passés en orbite, la sonde a cartographié la surface en vue, essentiellement, de préparer les futurs alunissages.

Dimanche 1er mars, ordre lui était transmis de ralentir afin de se placer sur une trajectoire de collision avec la Lune. 37 minutes plus tard, elle s'écrasait par 1,50 degré de latitude sud et 52,36 degrés de longitude est.