Alors que le déploiement de la constellation Galileo va s’accélérer (six satellites seront lancés cette année par Arianespace), l’Esa annonce le succès de la phase de validation en orbite. En termes plus simples, Galileo fonctionne. Et il fonctionne même très bien.
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Les quatre satellites de GalileoGalileo dits de développement et de validation en orbiteorbite (IOV, In-Orbit Validation) ont rempli leur tâche. Lancés par paires depuis le Centre spatial de Kourou en octobre 2011 et en octobre 2012, ils ont validé les segments sol et spatial de la constellation Galileo. Après avoir réussi à faire fonctionner la constellationconstellation en mars 2013, en effectuant les premières mesures de géolocalisation, avec un signal d'une précision de 10 à 15 mètres, l'Agence spatiale européenneAgence spatiale européenne annonce que la phase de validation en orbite s'achève avec succès. Cette phase consistait à s'assurer que les performances du système avec quatre satellites correspondent bien aux spécifications du cahier des charges lorsque la constellation sera déployée et complètement opérationnelle.

Pour s'assurer de ce bon fonctionnement en matièrematière de localisation, de précision et de rapidité, l'Esa a fait parcourir quelque 10.000 kilomètres à des véhicules d'essai et mis à contribution un certain nombre de piétons. Résultat : après plusieurs mois d'utilisation, il ressort que la précision actuelle de positionnement en bifréquence de Galileo est en moyenne de huit mètres en horizontal et de neuf mètres en vertical, à 95 % de fiabilité. Quant à la précision des horloges atomiqueshorloges atomiques, elle est de l'ordre de la nanoseconde.

Autre bonne surprise, le service de recherche et de sauvetage de Galileo du programme international Cospas-Sarsat. En tout, 77 % des lieux de détresse simulés ont été localisés à moins de 2 km, et 95 % à moins de 5 km. Toutes les alertes ont été détectées et transmises au centre de contrôle en une minute et demie, alors qu'il était prévu de le faire dans un délai de dix minutes maximum. Au fur et à mesure des lancements de satellites Galileo, la constellation proposera progressivement plusieurs niveaux de services (cinq en tout) à l'accès ouvert ou bien plus ou moins restreint. Pour cela, les satellites émettront chacun dix signaux différents : six sont prévus pour des applicationsapplications civiles, deux pour des applications commerciales et deux pour des services étatiques.