Décollage de la fusée sonde Texus que l'Esa utilise depuis plusieurs années pour réaliser des expériences en gravité ou tester de nouvelles technologies. © DLR/Thilo Kranz

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En bref : une fusée sonde pour préparer l'après Ariane 5

ActualitéClassé sous :Astronautique , esa , agence spatiale européenne

L'Esa vient de lancer une fusée sonde pour étudier les moteurs cryotechniques réallumables, qui soulèvent encore de nombreux problèmes. Ils serviront sur les lanceurs futurs, après l'actuel Ariane 5.

L'Agence spatiale européenne a lancé une fusée sonde Texus, depuis le site de l’Esrange, situé à l'est de Kiruna dans le nord de la Suède. Pour l'Esa et la DLR (l'Agence spatiale allemande), il s'agissait de réaliser une série d'expériences en gravité pour améliorer l'approvisionnement en carburant dans les futurs étages supérieurs cryotechniques en développement. Le vol, qui a culminé jusqu'à 263 kilomètres d'altitude, a duré environ 13 minutes et fourni 6 minutes d'apesanteur.

Le moteur Vinci présenté lors du dernier Salon du Bourget. À l’avenir, ce moteur pourrait être utilisé par Ariane 5 ME dont l’entrée en service est prévue en 2017, (si l'Esa donne son feu vert fin 2012) ou par le lanceur de nouvelle génération qui doit remplacer l’actuelle famille Ariane 5 à l’horizon 2025. © Remy Decourt

Pour augmenter la capacité d'emport et élargir la variété de missions d'Arianespace, l'Esa travaille sur Vinci, une nouvelle génération de moteur d’étage supérieur cryotechnique dont une des particularités est d'être réallumable en vol, jusqu'à cinq fois, grâce à un allumeur électrique. Cette technologie est bien maîtrisée pour les lanceurs et les satellites utilisant des liquides stockables mais elle n'est pas encore au point pour les fluides cryotechniques.

En effet, lorsqu'on arrête un moteur en vol, il n'y a plus de poussée et on se retrouve en microgravité. Dans le réservoir, le combustible, qui par inertie se trouvait plaqué au fond, a tendance à se déplacer un peu n'importe où. Impossible alors de rallumer le moteur. Pour maintenir le combustible près de la tubulure d'alimentation, on utilise la capillarité, souvent sous forme d'une mousse métallique. Un peu comme dans une éponge posée sur une flaque d'eau, le liquide monte au sein de la mousse. Ainsi, l'alimentation du moteur ne risque pas de se désamorcer pendant les périodes non propulsées. Le principe est connu mais reste à mettre au point pour des liquides cryogéniques, c'est-à-dire l'hydrogène et l'oxygène liquides.

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