La gamme de lanceurs d'Arianespace pourrait compter en 2026 un mini-lanceur réutilisable. © ESA, C. Vijoux
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La France veut doter l'Europe d'un mini-lanceur réutilisable comme SpaceX

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À l'occasion d'une visite sur le site d'ArianeGroup à Vernon dans l'Eure, où sont notamment développés le futur moteur européen Prometheus et le démonstrateur de premier étage réutilisable Themis, Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, a annoncé les premiers dispositifs du plan « France 2030 » pour le secteur spatial.

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Lors de son discours, Bruno Le Maire a dit sa volonté de « rattraper » le retard pris par ArianeGroup par rapport à la société d'Elon Musk, SpaceX, pionnière dans le domaine de la réutilisation. Parmi les annonces à retenir, on citera celles visant à encourager le développement des mini et micro-lanceurs français et le projet de mini-lanceur réutilisable confié à ArianeGroup.

Ce mini-lanceur, plutôt partiellement réutilisable, pourrait voler dès 2026. Il devrait compléter la gamme des lanceurs d'Arianespace et serait en concurrence avec SpaceX et de nouveaux acteurs misent sur des micro-lanceurs comme Rocketlab ou Virgin Orbit et son lanceur aéroporté. Ce petit lanceur visera le marché du lancement de petits et très petits satellites ainsi que celui, promis à un bel avenir, du lancement de constellation. Cela dit, ce type de petit lanceur réutilisable, pour peu que sa mise en œuvre et sa remise en état de vol soient rapides, pourrait intéresser les militaires pour des usages ponctuels et lors de situation d'urgence. 

Un mini-lanceur réutilisable en concurrence avec les « dispensers » d'Ariane 6 et Vega ?

On notera qu'avant cette annonce la stratégie d'ArianeGroup et d'Arianespace était plutôt de miser sur des adaptations de Vega et d'Ariane 6 en les dotant de dispensers (distributeurs) capables d'emporter plusieurs dizaines de satellites, plutôt que de développer un mini-lanceur pour compléter la gamme des lanceurs exploités depuis le Centre spatial guyanais.

Pour l'instant, aucune information n'a été dévoilée sur l'architecture ni sur les performances de ce petit lanceur, qui pour être opérationnel dans un délai aussi court (2026) utilisera des technologies déjà maîtrisées et matures. Seul le moteur principal et donc réutilisable est à développer. Peut-être une version réduite de Prometheus ou basée sur ce moteur ? À suivre. Quant à la viabilité économique de ces futurs micro-lanceurs elle ne pourra pas être acquise sans une forte préférence européenne en matière de lancement de satellites. Ce qui n'est pas tout à fait le cas aujourd'hui.

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