Une fois maîtrisée, l'alimentation a été transformée afin de répondre (ou de précéder) aux exigences du monde moderne. 

Les OGM sont un exemple de modification des aliments. © Endostock, Fotolia
Les OGM sont un exemple de modification des aliments. © Endostock, Fotolia

Les trois révolutions alimentaires du Néolithique

Ces trois révolutions ont entraîné :

  • la sélection des céréales (exemple du bléblé « muté », devenu un « monstre génétiquegénétique » ayant triplé le nombre de ses chromosomeschromosomes codant bien évidemment pour des protéinesprotéines non digestes : le trop fameux « glutengluten ») ;
  • la consommation immodérée du lait animal (exemple du lactoselactose, alors qu'il n'existe que 15 % de la population mondiale qui peut digérer le sucresucre du lait au-delà de la septième année) ;
  • la surcuisson à haute température des moléculesmolécules fragiles élaborées par la nature (exemple des vitaminesvitamines détruites par la cuisson).

De plus, les errements chimiques du XXe siècle ont produit des milliers de molécules inconnues de la planète : insecticidesinsecticides, solvantssolvants, herbicides, tous orientés vers l'idée de tuer... les mauvaises plantes, les nuisibles, les insectesinsectes, les mauvais microbesmicrobes et autres virus qui existent sur la TerreTerre... (et y existaient bien avant nous) ; ou colorants, inventés avec l'idée saugrenue de colorer notre alimentation, pour la rendre plus attractive ou essayer de dissimuler tous les procédés industriels de conservation ou de « purification » qui la dénaturent.

Ayant percé les mystères du code génétiquecode génétique, les savants ont inventé les OGM : organismes génétiquement modifiés. Leur but étant d'améliorer la nature : inventer la plante qui pousse, sans eau, pour nourrir l'Humanité en cultivant les désertsdéserts. Leurs rêves mercantiles ignorent les essais qu'a déjà effectués la nature, depuis des millions d'années d'évolution pour arriver à la perfection de toutes les formes de vie formant la biodiversité.

On a ainsi inventé des plantes « insecticides » pour augmenter le rendement de production de quelques pourcentages, laissés traditionnellement aux prédateurs, qui eux aussi font partie de la biodiversité. En ne prenant pas en compte les règles de l'interdépendance de tout ce qui vit sur la planète, cela risque de coûter cher à celui qui est en fin de toutes les chaînes alimentaireschaînes alimentaires : l'Homme.

Il ne s'agit pas de vouloir retourner à l'âge des cavernes car l'Humanité a progressé dans les mœurs et la civilisation a opéré des bouleversements pour se libérer de l'emprise de la nature.

Il existe simplement des limites de « domesticationdomestication » de la nature à ne pas franchir ; vouloir la tordre, l'asservir, la déformer, l'exploiter, l'emprisonner, ou l'empoisonner... c'est ignorer que nous en faisons partie entièrement. Nous devons choisir avec soin notre alimentation. 

C'est ici qu'entre en jeu la diététique ancestrale.