Prévenir la récidive de fibrillation auriculaire par des antiarythmiques de classe I. © Phovoir

Santé

Antiarythmique de classe I

DéfinitionClassé sous :médecine , antiarythmique , cardiologie

Les antiarythmiques de classe I sont essentiellement utilisés pour des arythmies qui se situent à l'étage auriculaire. On les utilise sur un cœur sain, pour prévenir la récidive de fibrillation auriculaire -ou de flutter auriculaire. Ces troubles se caractérisent par des contractions anarchiques (fibrillation) ou accélérée (flutter) des oreillettes, entraînant par contrecoup des épisodes comparables au niveau des ventricules.

Comment agissent les antiarythmiques de classe I

Les antiarythmiques de classe I interfèrent avec le canal sodique. Ils diminuent la vitesse d'entrée du sodium dans les cellules au cours de la première phase du potentiel d'action. Ils agissent comme « stabilisateurs de membrane », c'est-à-dire qu'ils se fixent sur les membranes cellulaires et empêchent le passage des ions sodium (Na+) et potassium (K+). Ils sont divisés en trois familles selon leur mode d'action :

  • la classe Ia est constituée de la disopyramide et des dérivés de la quinidine. Elle allonge le potentiel d'action et le potentiel de repos. Cette classe est surtout utilisée pour prévenir la récidive des troubles auriculaires ;
  • la classe Ib est composée de la lidocaïne, de la méxilétine et de la phénytoïne. Elle réduit la durée du potentiel d'action et du potentiel de repos. Elle est habituellement utilisée en première intention pour la réduction d'une tachycardie ventriculaire ;
  • la classe Ic est constituée de la flécaïnide, de la propafénone et de la cibenzoline. Elle ne change pas la durée du potentiel d'action mais allonge celle du potentiel de repos. Elle est utilisée contre les troubles du rythme auriculaire.

Des contrindications ou précautions ?

L'utilisation des antiarythmiques de classe I est contrindiquée en cas d'insuffisance cardiaque, de cardiopathie ischémique ou d'altération de la fonction ventriculaire gauche. Dans ce dernier cas, elle peut avoir des effets proarythmogènes à l'étage ventriculaire, avec le risque d'induire une tachycardie ventriculaire, voire une fibrillation ventriculaire.

Sources :

  • Interview du Dr Joël Kerjean, cardiologue à Angers, 20 juin 2011
  • Principes de médecine interne, TR Harrison, éd. Flammarion
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