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En bref : la charcuterie associée à un risque cardiaque plus élevé

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Les hommes qui consomment davantage de charcuteries ont un risque d'insuffisance cardiaque augmenté de 28 % par rapport à ceux qui en mangent le moins. L'étude ne dit pas ce qu'il en est des femmes.

Ne pas abuser des charcuteries serait bon pour le cœur. © Arnaud 25, Wikimedia Commons, DP

L'équipe du docteur Alicja Wolk, du Karolinska Institutet de Stockholm, a travaillé à partir d'une large cohorte de 37.035 hommes âgés de 45 à 79 ans. Aucun ne présentait de maladies cardiaques ni de cancer au début de ce travail. Ils ont été suivis pendant 12 ans. Chaque année, les participants devaient remplir un questionnaire portant sur leurs habitudes alimentaires.

Les auteurs se sont particulièrement attardés sur la consommation de viandes transformées. Et plus particulièrement sur les produits de charcuterie : jambon, bacon, saucisse... Après 12 années de suivi, les scientifiques ont observé une augmentation de 28 % du risque d'insuffisance cardiaque chez les plus gros consommateurs de charcuteries. Et ceci comparé à ceux qui en mangeaient le moins. Les auteurs ne précisent pas si ce constat peut être établi pour les femmes.

Ils estiment en revanche qu'à choisir, il serait préférable de privilégier les viandes fraîches (porc, bœuf...) à leurs dérivés transformés en saucisses, boudins et autres pâtés, tous à éviter. Une consommation modérée de viande non transformée, à savoir une à deux fois par semaine, limiterait le risque de maladies cardiovasculaires.

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