La spasmophilie touche plus souvent les femmes que les hommes. © Kat Smith, Pexels
Santé

Spasmophilie : qu'est-ce que c'est ?

DéfinitionClassé sous :Corps humain , Anxiété , Stress

Mieux connue en France qu'à l'étranger, la spasmophilie touche 10 à 15 millions de personnes en France et majoritairement les femmes. Cette affection, dont les causes et les contours sont difficiles à définir, est sujette à débats. Une crise de spasmophilie peut être impressionnante, pour celui qui la vit comme pour ceux qui y assistent. Elle s'apparente à une crise de tétanie. 

Les principales manifestations d'une crise sont une sensation de malaise, des picotements dans les extrémités, une hyperventilation, des crampes et des contractures. Elles peuvent être accompagnées de maux de tête, vertiges, nausées, crises de larmes et tremblements. Une crise de spasmophilie peut survenir subitement et durer de 10 à 60 minutes.

La spasmophilie : un état chronique d'hyperexcitabilité neuromusculaire

La spasmophilie est souvent qualifiée d'idiopathique, car ses contours ne sont pas clairement définis et il est difficile d'en déterminer les causes. Pour certains chercheurs, elle serait liée à des carences, notamment en magnésium, calcium, oligo-éléments et vitamine D. Pour d'autres, la spasmophilie est due à une difficulté d'adaptation avec son mode de vie, une hyperémotivité et une grande tension nerveuse. Les crises seraient, dans ce cas, une réaction exacerbée à un stress extérieur.

Parmi les nombreuses théories sur les causes, un constat commun subsiste : la spasmophilie serait un état chronique d'hyperexcitabilité neuromusculaire. Chez tous les malades, cet état serait latent, et peut être vérifié notamment par électromyogramme. La spasmophilie n'est d'ailleurs le plus souvent pas considérée comme une maladie, mais plutôt comme un état, proche du normal, dont l'apparition des symptômes est dépendante de facteurs exogènes.

Un autre point commun entre les théories et différentes définitions de la spasmophilie : il n'existe aucune atteinte des organes. 

Sensation de malaise, vertige, maux de tête, crampes... autant de symptômes d'une crise de spasmophilie qui peut durer de quelques minutes à une heure. © patramansky, Adobe Stock

L'hyperventilation lors des crises de spasmophilie crée un risque d'alcalose respiratoire

Pour calmer une crise de spasmophilie, il est important d'isoler la personne dans un endroit calme, pour la réconforter et éviter les passages qui pourraient accroître son sentiment de panique. Il convient ensuite de lui placer les mains en conque devant le nez et la bouche, ou lui donner un sac en papier, et l'assister pour calmer sa respiration. Préalablement, apprendre à maîtriser sa respiration permettra de faciliter cette étape.

L'hyperventilation et l'augmentation de la fréquence respiratoire lors des crises de spasmophilie crée un risque d'alcalose respiratoire : le spasmophile expire plus de dioxyde de carbone que nécessaire. Sa pression sanguine en dioxyde diminue et le pH du sang devient plus alcalin. Calmer la respiration pour un rythme plus normal est donc important.

Si ces pratiques ne font pas effet et que la crise de spasmophilie dure, il faudra alors mettre le malade en position latérale de sécurité avant d'appeler les secours.

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