Le régime paléo, qui s'appuie sur l’alimentation prétendue de l’Homme préhistorique (consommation de viandes, poissonspoissons, légumes, fruits et excluant les céréalescéréales, légumineuseslégumineuses, produits laitiers, sel, sucressucres et huiles transformées), connaît un succès croissant. Plusieurs études ont mis en avant ses bénéfices pour la perte de poids et la réduction des maladies chroniques (diabètediabète, syndrome métaboliquesyndrome métabolique, acnéacné...). Mais, revers de la médaille, ce régime serait mauvais pour le cœur, d'après une étude publiée dans l'European Journal of Nutrition. Selon les résultats, les personnes qui suivent un régime paléo ont deux fois plus le biomarqueur sanguin appelé TMAO (triméthylamine-n-oxyde), produit dans l'intestin et étroitement lié aux maladies cardiaques.

« De nombreux partisans de ce régime affirment qu'il est bénéfique pour la santé intestinale mais il pourrait avoir un impact négatif en termes de santé cardiaque, souligne Angela Genoni, l'auteur principale de l'étude. Nous avons également constaté que les populations d'espècesespèces bactériennes bénéfiques étaient plus faibles dans le groupe suivant le régime, en raison de la réduction de l'apport en glucidesglucides, ce qui pourrait avoir des conséquences sur d'autres maladies chroniques à long terme ».

La raison pour laquelle le TMAO est si élevé chez les adeptes du régime paléo pourrait être le manque de céréales complètes. « Les grains entiers sont une source d'amidonamidon résistant [non digéré dans l'intestin grêleintestin grêle, NDLRNDLR] et de nombreuses autres fibres fermentables qui sont vitales pour la santé du microbiomemicrobiome intestinal », explique-t-elle. Ce manque de fibres amènerait au développement de « mauvaises » bactériesbactéries intestinales produisant du TMAO.