La pollution de l’air responsable de fausses couches silencieuses

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Morts prématurées et maladies respiratoires sont parmi les conséquences les plus connues de la pollution de l'air. Parfois, elle est à l'origine de complications chez les femmes enceintes. Puis de naissances prématurées ou de faibles poids à la naissance.

Aujourd'hui, des chercheurs chinois nous apprennent, via un article dans Nature Sustainability, que la pollution atmosphérique peut être responsable de ce que les médecins appellent des fausses couches silencieuses. Des fausses couches pour lesquelles les femmes ne ressentent aucun symptôme et que l'on ne découvre donc en général que bien plus tard, au moment d'une échographie.

Les chercheurs ont suivi 250.000 grossesses -- parmi lesquelles près de 7 % ont donné lieu à des fausses couches silencieuses -- pour arriver à la conclusion suivante : il existe un lien quantitatif entre l'exposition à des particules fines, du dioxyde de soufre, de l'ozone ou du monoxyde de carbone et le risque de fausse couche silencieuse.

En début d’année déjà, une étude avait montré qu’une augmentation du taux de dioxyde d’azote dans l’air pouvait être associée à une augmentation du nombre de fausses couches. © nitikornfotolia, AdobeStock