Santé

Journée mondiale contre le diabète : état des lieux

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C'est aujourd'hui que se déroule la journée mondiale contre le diabète. L'occasion de faire un point sur l'état de la maladie et des traitements existants.

PANCREAS DE RAT BB DIABETIQUE. UN VAISSEAU. Crédits : INSERM

Alors que l'OMS compte aujourd'hui plus de 115 millions de diabétiques, elle prévoit le doublement de ce chiffre d'ici à 2030 pour atteindre 284 millions.
Le diabète se caractérise par un excès de sucre dans le sang et se révèle difficile à diagnostiquer : plusieurs années peuvent s'écouler avant son dépistage. Ce qui rend au moins un décès sur vingt imputable au diabète.

Très souvent dépisté après l'apparition de complications sérieuses, il se développe de manière insidieuse à partir de 45 ans. Selon une étude suisse, les femmes - qui consultent plus régulièrement des médecins - sont deux fois plus diagnostiquées comme étant atteintes de la maladie que les hommes.

L'Union Européenne débloque 11,7 millions d'euros pour la recherche

L'UE, qui a investi 40 millions d'euros dans la recherche contre le diabète depuis quatre ans, vient d'annoncer le lancement d'un projet débutant en 2004, sur le traitement de l'obésité : une des causes principales du diabète. Ce projet, financé à hauteur de 11,7 millions d'euros et d'une durée de cinq ans, vise à l'identification des mécanismes cérébraux qui interviennent dans l'obésité.

Le projet, négocié par la Commission Européenne, rassemble 24 partenaires de 10 pays européens.  « Il intègre des approches génomiques avancées avec analyse détaillée de groupes de patients et des travaux de recherche génétique sur des modèles animaux. »

La maladie

Lors du processus de digestion des aliments, les sucres sont transformés en glucose. Ce glucose est nécessaire puisqu'il fournit à notre organisme l'énergie indispensable à son fonctionnement : le glucose circule dans le sang et est utilisé par des cellules d'une part, stocké par des organes d'autre part.
Une hormone, l'insuline, permet de stocker et de capter ce glucose. Sans elle, il s'accumule dans le sang, provoquant une hyperglycémie et une sous-alimentation des cellules en énergie.

C'est le pancréas qui est chargé de sécréter l'hormone en fonction du taux de sucre dans le sang pour celui-ci reste constant.
Le diabète est du à un manque d'insuline dans le sang, provoquant un taux de sucre élevé.

Il existe deux types de diabète : le diabète de type 1 ou « juvénile » ou insulinodépendant et le diabète de type 2 ou « gras » ou non insulinodépendant. Alors que le premier se caractérise par une absence totale d'insuline et concerne des personnes généralement jeunes, le second se caractérise par une diminution croissante du taux de la fabrication d'insuline et apparaît plus tard, à partir de 40 ans.

Le diabète insulinodépendant est lié à une anomalie immunitaire : les cellules immunitaires chargées de maintenir l'homéostasie de l'organisme détruisent les cellules pancréatiques confondant ainsi le « soi » du « non-soi ». Il y a hyperglycémie puisque les cellules n'ont plus accès au glucose présent dans le sang, qui s'accumule.
Le diabète non insulinodépendant, en revanche, relève d'une cause inconnue. Le facteur génétique est évoqué : le facteur héréditaire est fort. Il semble également lié au mode de vie (excès alimentaires...). Les cellules ont développé une résistance à l'insuline suite à l'excès de graisse abdominale et le pancréas connaît des troubles de la sécrétion d'insuline provoquant là aussi une hyperglycémie.

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