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Elle court, elle court, la souris marathonienne

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Des généticiens californiens et coréens ont annoncé la création d'une souris génétiquement modifiée aux performances athlétiques exceptionnelles.

Elle court, elle court, la souris marathonienne

Grâce à un plus grand nombre de fibres musculaires de type I - des fibres lentes oxydatives, résistantes à la fatigue -, la marathonienne a pu parcourir une distance deux fois plus importante que la normale et environ 65% plus longtemps.

Chez l'adulte, le muscle squelettique est capable d'une certaine plasticité puisque des fibres de type II (responsables des contractions rapides mais courtes) peuvent être converties en fibres de type I en fonction de l'activité physique et neuronale. Mais les facteurs induisant ce phénomène restent peu connus. Dans la revue Public Library of Science, Biology du mois de septembre, les chercheurs expliquent avoir stimulé la transformation de fibres de type II en type I grâce à l'expression ciblée de protéines PPAR delta (Récepteurs activés par les inducteurs de la prolifération des péroxysomes).

Outre leur étonnante endurance, les souris modifiées par Ronald Evans, du Salk Institute (Californie), et ses collègues semblent également présenter une résistance à l'obésité, même en l'absence d'exercice. Les PPAR delta sont en effet connus pour leur rôle régulateur dans la dégradation du tissu adipeux. Par ailleurs, d'autres études ont déjà mis en évidence chez les patients obèses ou diabétiques une proportion réduite de fibres musculaires de type I.

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