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En vidéo : les enjeux de la vaccination contre la grippe saisonnière

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L'épidémie de grippe A(H1N1) fait parfois oublier la version saisonnière, moins médiatique mais dangereuse elle aussi, pour les personnes âgées et les malades atteints par certaines affections. Une spécialiste, Anne Mosnier, nous explique les enjeux de la campagne de vaccination qui vient de s'ouvrir et qui elle concerne.

La situation épidémiologique de la grippe clinique – repérée à ses symptômes, incluant donc les cas de grippe saisonnière et ceux dus à la pandémie A(H1N1) – du 28 septembre au 4 octobre. © Réseau Sentinelles

L'épidémie de grippe A n'a toujours pas envahi la France mais elle ne doit pas occulter sa variante saisonnière, due à une autre souche de virus A mais elle aussi dangereuse. La campagne de vaccination a commencé et se poursuivra jusqu'à la fin du mois de décembre.

Les personnes à risques recevront ou ont déjà reçu un bon pour obtenir gratuitement une dose de vaccin. Cette opération concerne directement neuf millions de personnes, âgées de plus de 65 ans ou atteintes de certaines affections particulières. Parmi elles, on peut citer celles touchant les voies respiratoires, comme l'asthme ou la bronchite chronique, mais aussi le diabète (de type 1 ou 2), les maladies cardiovasculaires, les formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont la myopathie) et le Sida.

Selon les recommandations de l'OMS, le vaccin contre la grippe saisonnière 2009-2010 vise trois virus, un variant du sous-type A(H1N1), un variant du sous-type A(H3N2) et un variant du type B. Malgré ce que l'on pourrait penser, ce vaccin ne protège pas contre la grippe porcine, également A(H1N1), mais d'une souche différente (dite 2009). Seule une étude mexicaine a évoqué un léger effet, inverse d'ailleurs.

Plusieurs milliers de morts par an en France

La vaccination contre la grippe saisonnière n'est pas obligatoire pour le reste de la population car la maladie est en général bénigne pour la plupart des gens mais elle peut être mortelle pour les autres. En France, elle provoque entre 2.000 et 4.000 décès chaque année.

Pour éviter ces victimes, il faudrait étendre la couverture vaccinale à 75% des personnes à risques. Et on en est loin, comme l'explique Anne Mosnier, médecin épidémiologiste et coordinatrice nationale du réseau des Groupes régionaux d'observation de la grippe, dans cette vidéo du GEIG (Groupe d'Expertise et d'Information sur la Grippe et sa Prévention).

Actuellement, le taux moyen de couverture vaccinale est d'environ 70% pour les plus de 65 ans et de seulement de 53% pour l'ensemble des personnes à risques. Une piqûre de rappel sur l'intérêt de cette vaccination annuelle contre la grippe saisonnière n'est donc pas inutile...

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