MGA, Medtech Generator & Accelerator, un programme destiné aux start-up dans le domaine des neurosciences et des maladies rares. © monsitj, Fotolia
Santé

MGA, un nouvel accélérateur pour doper les start-up « medtech » dans les neurosciences

ActualitéClassé sous :médecine , maladie , recherche

Essentiels à notre santé, les medtech en neurosciences et maladies rares vont pourvoir bénéficier de MGA, un nouvel accélérateur coordonné par l'Institut du Cerveau, l'Institut Imagine, l'Institut Pasteur et l'Institut de la Vision.

Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Une plongée en 3D à l’intérieur du cerveau  Grâce à une méthode ingénieuse baptisée Clarity, une équipe de recherche a créé un cerveau transparent. En marquant les différentes molécules de cet organe avec des anticorps fluorescents, les auteurs ont pu observer ce qui s’y cache. 

Selon Paul-François Fournier, directeur exécutif innovation de Bpifrance, « si cette dernière année a rebattu de nombreuses cartes, elle a renforcé notre conviction que les technologies de rupture peuvent impacter durablement nos sociétés ». Aussi décisives soient-elles, les technologies de rupture, ou deeptech, sont confrontées à de nombreux défis comme la complexité technologique, les temps longs de recherche et de développement ou encore les investissements conséquents qu'elles nécessitent. D'où le lancement du programme « Medtech Generator & Accelerator » (MGA), un nouvel accélérateur coordonné par l'Institut du Cerveau, l'Institut Imagine, l'Institut Pasteur et l'Institut de la Vision pour accompagner des pépites dans les domaines critiques des neurosciences et des maladies rares.

500 emplois directs et des levées à hauteur de 250 millions d'euros

L'innovation est particulièrement active dans le secteur des technologies médicales. Pourtant le chemin est long de l'idée à sa concrétisation pour un impact majeur en faveur de la santé. C'est pourquoi Bpifrance a lancé son plan Deeptech en janvier 2019, avec un budget de 2,5 milliards d'euros sur cinq années pour stimuler la création, accompagner la croissance et dynamiser les écosystèmes d'innovation. Le programme « Medtech Generator & Accelerator » bénéficie de ce mouvement de fond puisqu'il a été initié en réponse au deuxième appel à projets SIA (Satt - Incubateurs - Accélérateurs) de la banque publique d'investissement. D'ici 2026, il devrait permettre la création de plus de 500 emplois directs et des levées à hauteur de 250 millions d'euros en faveur des neurosciences et des maladies rares.

D’ici 2026, le programme Medtech Generator & Accelerator devrait permettre la création de plus de 500 emplois dans le domaine des neurosciences et des maladies rares. © HQuality, Adobe Stock

De la formation à la preuve de concept

Coordonné par l'Institut du Cerveau, le programme est opéré par son incubateur iPEPS – The Healthtech Hub. Il accompagne depuis 2012 une trentaine de start-up autour de solutions dédiées aux neurosciences et à la santé digitale. Grâce à l'appui de Bpifrance, il offre désormais une accélération intégrée et unique aux start-up de la medtech pour les accompagner de la formation initiale jusqu'à la réalisation accélérée de preuves de concept cliniques. L'idée est de lever les freins liés aux besoins de financements adaptés, à la recherche de partenaires industriels et un go-to-market souvent long. Elles auront ainsi un accès privilégié à 1.800 experts rattachés aux instituts, un vaste réseau d'alumni ainsi qu'à 60 plateformes technologiques.

5 piliers pour tous les niveaux de maturité

Cinq piliers, structurés en trois niveaux correspondant aux stades de maturité des start-up, sont prévus pour les accompagner. Le premier concerne la formation à l'entrepreneuriat, avec des outils déjà éprouvés comme le Bioentrepreneurs Launchpad et le Team-up for startup. Le deuxième porte sur l'accès aux financements et marchés européens, souvent les premiers ciblés par les medtech françaises. Troisième pilier, l'accompagnement UX/UI par des cycles itératifs d'innovation participative en milieu hospitalier. La question cruciale de la stratégie clinique et réglementaire constituera le quatrième pôle pour optimiser le choix des indications thérapeutiques, comprendre le workflow clinique et identifier les barrières réglementaires en amont. Enfin, les entrepreneurs seront guidés vers le processus d'industrialisation de leurs produits avec la levée des barrières technologiques.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !